1ère Division Blindée Polonaise du Général Maczek

1ère Division Blindée Polonaise du Général Maczek

dictionnaire sur les forces polonaises 1939-1945

0 appréciations
Hors-ligne
Grâce à votre "Maître-bloguiste" préféré, nous allons pouvoir vous présenter prochainement un petit dictionnaire sur les forces polonaises, particulièrement dans l'ouest de l'Europe durant la période 1939-1945. Malgré de nombreuses recherches et d'innombrables heures de relectures, de multiples remarques seront à faire ! Nous comptons sur votre sagacité pour parfaire ce travail qui court depuis des années... Bonne lecture à tous !

zephir,
Pas de soucis, ayant déjà vu le travail, tu peux le poster toi-même ! Vas-y !
Blogmaster

0 appréciations
Hors-ligne


Dernière modification le 08-05-2014 à 11:05:30

Tu peux en effet coller sur ce post directement si tu veux ! Le texte sera directement accessible alors. Je mettrai une info sur la page d'accueil du forum.
Blogmaster

0 appréciations
Hors-ligne
A

A, Armoured (ang). Blindée (fr), pancerna (pl)

Abbeville, Somme. La région est occupée par la 85e Division allemande depuis février 1944. C’est seulement au mois d’août qu’elle la quitte pour aller soutenir les divisions blindées au sud de Caen. Les Allemands trompés par l’opération Fortitude sont longtemps restés persuadés que le débarquement le plus important se déroulerait dans le Nord de la France. La ville est libérée par les polonais, le 1er septembre 1944. Maczek.

Aisy, Calvados. Le 8e bataillon de chasseur l’occupe, le 15 août à 7 heures.

Armia Krajow (ak) Armée de l’intérieur polonaise en Pologne. Crée en 1942 à partir de l’Union de la Lutte Armée. Au moment de l’opération « Burza », l’insurrection de Varsovie (1er août/3 octobre 1944), elle compte 487 000 combattants. Les communistes formeront l’Armia Ludowa (AL), l’Armée Populaire.

Armée de l’air Polonaise. Après la cinglante défaite de la bataille de Pologne, on retrouve son personnel en France, en 1940, puis en Angleterre. Le Personnel est au début dispersé dans la RAF, puis dans des unités Polonaises dépendant de celle-ci. A la fin d’octobre 40, les pilotes polonais revendiquent 203 victoires (7.5% du total des appareils ennemis abattus pendant cette période), au prix de 29 tués.


Les unités Polonaises dans la RAF :

Unités de chasse
131e régiment, composé des escadrons 308, 317 et du célèbre escadrons 302 (Poznanski). Crée dés août 1940. Unité de chasse. Les personnels de cet escadron portent par tradition une écharpe non réglementaire de nuance brun chocolat. Bataille d’Angleterre. Opération du débarquement en Normandie.

133e régiment, composé des escadrons 309, 315. Et de l’escadron 306, Cdt Stanislaw Lapka jusqu’en juin 1944, puis P. Janusz Marcinniak (mort en opération le 23.06.44). Dotation : Mustangs.
Pendant la bataille de Normandie, il coopère en particulier avec la 1ére Armée Canadienne et de fait avec la 1ére DB Polonaise.
Escadron de chasse :
N°302 « escadron de chasse polonais de Poznań » (Poznański)
N° 303 « escadron de chasse polonais de Kościuszko » (Imienia de Warszawski Tadeusza Kościuszki) Crée dès août 1940. Unité de chasse. Participera à l’opération Neptune ainsi qu’aux combats à l’intérieur du continent. Bataille d’Angleterre. Opération du débarquement en Normandie.
N° 306 « ville escadron de chasse polonais de Toruń » (Toruński)
N° 307 « escadron de chasse de nuit polonais de Lwów » (Lwowskich Puchaczy). Seule unité de chasse de nuit des Forces Aériennes Polonaises en Grande Bretagne ;
N°308 « escadron de chasse polonais de Cracovie » (Krakowski)
N°315 « escadron de chasse polonais de Dęblin » (Dębliński) , basé à Balyhalbert puis à Coolham à partir du 2 mai 1944, en prévision du débarquement en Normandie. Dotation : Mustangs.
N° 316 « escadron de chasse polonais de Varsovie » (Warszawski)
N°317 « escadron de chasse polonais de Wilno » (Wileński)



Unités de bombardiers :

N° 300 « escadron polonais de bombardier de Masovie » (Ziemi Mazowieckiej) », dotation : bombardiers Lancaster. Bataille d’Angleterre.
N° 301 « escadron polonais de bombardier de Pomeranie » (Ziemi Pomorskiej) . Possède le record de mission pour un bombardier dans toute la RAF pour la deuxième guerre mondiale : 66. Bataille d’Angleterre.
N° 304 « escadron polonais de bombardier de Silésie Joseph Poniatowski» (Imienia Ksiecia de Ziemi Śląskiej Józefa Poniatowskiego)
N° 305 « escadron polonais de bombardier de la Grande Pologne Joseph Pidsudski » (Imienia Marszałka de Ziemi Wielkopolskiej Józefa Piłsudskiego)
Autres unités aériennes :
N°309 « escadron polonais de Combattant-Reconnaissance de Czerwień » (Ziemi Czerwieńskiej)
N°318 « escadron polonais de Combattant-Reconnaissance de Gdańsk » (Gdański)
Escadron polonais d'observation de l'artillerie 663
Équipe de combat polonaise (Le cirque de Skalski), Tunisie.

Les forces de l’armée de l’air ayant participées au débarquement en Normandie : quatre escadres de bombardiers, neuf d’avions de chasse et deux d’aviation spéciales. A la fin du conflit, elles compte 14 divisions (4 de bombardiers, 8 de chasseurs, 1 de chasseurs nocturne, 1 de collaboration avec l’artillerie (663). Sans oublier des unités d’aviation de transport, 2 aéroports, 1 division de construction d’aéroport, une école supérieur d’aviation et deux écoles techniques.

Armée de Terre Polonaise, Voir : bataillon ; brigade ; compagnie ; Division blindée polonaise (1re ); escadron ; unités de génie ; insigne ; régiment et services divisionnaires.

Armée Polonaise d’Orient, (A.P.W), Armia Polska na Wschodzie. Après l’attaque surprise allemande du 1er septembre 1939, les soviétiques, remplissant leur part du Protocole d’Accord Secret, envahissent l’Est du territoire Polonais. Ceci scella le sort de l’Armée Polonaise. De 1 200 000 à 1 700 000 Polonais furent déportés jusqu’au cœur de la Russie soviétique dans des conditions dramatiques. Grâce à différents accords, certains purent s’enfuir en Iran. Ainsi naquit le IIème Corps d’Armée Polonaise, sous le commandement du Général Wladyslaw Anders. Après les Camps d’internements ou de concentrations, l’Iran, l’Irak la Palestine, le IIème Corps Polonais partira vers l’Italie où l’attendra la prise de Monte-Cassino, et bien d’autres victoires. En 1943, il comprend : 2 Divisions d’Infanterie, 1 Brigade Blindée, des compagnies d’Artillerie, 1 une unité de réserve et un centre d’instruction. En avril 1944, on y dénombre 2 969 officiers, 45 276, sous-officiers et soldats plus 12 000 personnes des services auxiliaires.

Armée Populaire Polonaise d’URSS, issue de l’Union des Patriotes Polonais (ZPP), Zwiàzek Patriotow Polskich. Cdt : Géneral Zygmunt Berling. De mai à septembre 1943, la 1ère Division d’Infanterie »Tadeusz Kosciuszko » et ses 16 000 hommes combattent près de Lenino en Biélorussie. A cette date, il y a environ 40 000 Polonais en armes en URSS. Cette D.I. sera incorporée dans le 1er Corps d’armée Polonais d’URSS, avec une autre Division d’Infanterie «Romual Traugutt », 1 Brigade d’Artillerie « Josef Bem », 1 Brigade blindée du nom des héros de la Westerplatte. Les troupes polonaises participeront au franchissement de la Vistule, à la « libération » de Varsovie, à la percée du « Mur de la Poméranie » et à la prise de Berlin. Le 8 mai 1945, elles approchent des faubourgs de Prague. Lors de ces offensives finales, les Polonais au combat sont plus de 200 000, organisés en 2 armées comprenant en tout 10 divisions d’infanterie, 2 brigades blindées et quelques formations indépendantes de chars et d’artillerie. Ils enregistrent 32 000 pertes au cours de l’année 1945. Une escadrille d’avion de chasse est crée en URSS dés 1943, et sera développé pour former le 1er régiment « Warzawa ». Fin 1944, le IIéme armée polonaise dispose d’un corps aérien mixte polonais.

Arnhem, Hollande. La brigade de parachutiste du général Sosabowski participe à cette opération, du 18.09 au 26.O9.1944.

B

Barou-en auge, Calvados, à l’est de Falaise-Morteaux-couliboeuf. La 10e brigade blindée polonaise (2e régiment blindé, le 8e Bataillon de chasseurs et une unité antichars) entre le 16 août après-midi à Barou et coupe ainsi la route aux allemands qui essaient de fuir à l’est pour échapper à l’encerclement. Le calvaire de Barou commémore les combats polonais du mois d’août 1944. C’est l’emplacement d’un PC du général Maczek.

Bataillon, unité de base de l’infanterie de toutes les armées. Son effectif varie de 1 000 à 600 hommes, au cours des combats de la Bataille de Normandie. Il est divisé en compagnies d’une centaine d’hommes.

Les bataillons de la 1ère DB Polonaise :


8ème Bataillon de Chasseurs, (8.B.S), 8 Batalion Strzelcow. Cdt : Lt-Col A. Nowaczynski. Appelé : « les chemises sanglantes ». Insigne honorifique : armoiries de la ville de Breda (Hollande).



9ème Bataillon de Chasseurs, (9.B.S.), 9 Batalion Strzelcow. Cdt : Lt-Col Z. Szydlowski. Le régent des Belges conférera au 9.B.S. des « Fourragères » avec croix de guerre et le titre de » Chasseurs des Flandres ». Cette unité valeureuse, la plus jeune de la DB, portera désormais ce nom. Insigne honorifique : pucelle où figure le fameux lion des Flandres.



1er bataillon de chasseurs de Podhale, (B.S.Podh.) Batalion Strzelcow Podhalanskich, (chasseurs de montagne). Cdt : Lt-Col K. Complat. Insigne honorifique : fourragère attribuée par le roi de Norvège aux hommes de ce régiment pour leur action lors des combats de Narvik, en 1940.



Bataillon de liaison, Batalion Lacznosci. Cdt : Lt-Col Jan Grajkowski. Pertes : 40 hommes dont 3 officiers. Décorations : 97 Croix de Guerre, 161 Croix du Mérite avec glaives, et un total impressionnant de 1443 décorations étrangères. Chaque soldat breveté recevait le droit de porter l’insigne générique des radios sur la poche gauche (ou la poitrine). Cet insigne représentant un bras armé d’un glaive surmonté de trois éclairs (la foudre symbolisant les transmissions). Le pourtour de l’insigne était à damier noir et bleu , les couleurs traditionnelles polonaises des transmissions. Les pattes de cols sur les blousons et les manteaux de cette unité étaient d’ailleurs elles aussi noires et bleues.


Belle-Croix, Pas-de-Calais. La commune est libérée par la 1er DB polonaise, le 5 septembre 1944.

Blangy sur Bresle, Seine-inférieur. La commune est libérée par la 1ère DB polonaise, le 1er septembre 1944. Maczek

Blendecques, Pas-de-Calais ;libéré par la 1ére DB Polonaise.

Blindés, les chars d’assaut ont joué sans doute un rôle…. Mais pas toujours celui qu’on imaginait. Les allemands voulaient rejeter les troupes d’invasion à la mer par une contre-attaque massive des panzers, elle n’eut jamais lieu. Quant aux alliés, ils durent attendre près de deux mois avant de pouvoir lancer en avant leurs colonnes blindées au sud de St-Lo et de Caen. Donc peu de grandes batailles de chars comme dans la steppe russe. Le terrain, il est vrai ne s’y prête guère. Sauf autour de Caen (Goodwood). Ailleurs, le bocage, avec ses haies, ses chemins creux et ses villages resserrés s’oppose aux déploiements de chars. S’adaptant à la situation, les allemands vont leur donner une mission bien différente, les transformant en arme d'appui tactique. Le char isolé, accompagné d'un détachement d'infanterie, tapis en embuscade, va devenir le pivot de leur système défensif. Une arme redoutable pour les fantassins et les blindés de l’adversaire. Chacun s’accorde à le reconnaître, les chars allemands étaient supérieurs à ceux des alliés. Mieux armés, mieux blindés, servis par des équipages plus expérimentés, le Panther, le Tigre et son frère cadet le Tigre royal, un monstre de 70 tonnes, l’emportaient sur le Sherman, arme standard des anglo-américains, ou le Cromwell britannique. Pour détruire un Tigre en combat singulier, il fallait s’attendre à perdre trois ou quatre Shermans. Mais les alliés pouvaient perdre des chars par centaines et les remplacer aisément, tant leurs réserves en matériel étaient grandes, alors que les allemands ne reçurent pratiquement aucun renfort pour combler les vides. Au fil des semaines, et souvent sous les coups des chasseurs bombardiers, les effectifs des divisions panzer fondaient de façon irrémédiable. En août 1944, lorsque les Britanniques et les Américains lancent leurs offensives décisives, le déséquilibre des forces blindées est devenu considérable. Dans leur repli, les derniers Tigres et Panthers parsèmeront la Plaine de Caen de centaines de carcasses de chars adverses. Mais ils seront finalement submergés par le flot s’écoulant vers Falaise.


Blockship, Navire coulé pour former un brise-lames (Gooseberry), dans la création des ports artificiels à partir du 7 juin.

Bois du Quesnay, voir Quesnay.

Boisjo, Orne, petit hameau sur Coudehard. Un château du XVe siècle se dresse sur une éminence, au nord de Coudehard, en face du Mont-Ormel. Elle domine toute la région où se déroulèrent les derniers combats de la Poche de Falaise, du 19 au 22 août 1944. Le groupement de combat conduit par le major Stefanowicz arrive à Boisjo dans la nuit du 19 au 20 août (Deux régiments de blindés, trois bataillons de Chasseurs, un groupe anti-char). Lieu de fureur guerrière, les allemands tenteront, vague après vague, de déloger les Polonais à cours d’essence, et de munition. Les dernières attaques seront repoussées à la baïonnette dans des corps à corps sanglants.

Bons-Tassilly, Calvados, au sud de Potigny, sur la route de Falaise. C’est l’objectif d’un bombardement de la RAF, le 14 août 1944, dans le cadre de l’opération Tractable. Une erreur de cible fit beaucoup de tués et de blessés parmi les Canadiens et les Polonais. Les fusées jaunes utilisées par l’armée de terre pour signaler ses positions aux batteries alliées sont aussi celles que l’aviation utilise pour marquer ses cibles !

Bourdon, Calvados, prit temporairement par le 2ème Régiment Blindé vers le 18 août.

Bourlon, au 19 août, P.C. de l’état Major de la 10ème Brigade. Attaqué par des groupes de chars ennemis, il sera transféré à la cote 259.

Bray en cinglais, Calvados. Libéré par la 1er DB polonaise le 14 août 1944, au cours de l’opération Tractable.

Brèche au Diable, ou Brèche du diable, tombeau de Marie Joly, Soumont saint-Quentin, Calvados. Cette hauteur domine les rives du Laizon, la route de Falaise à Potigny et les villages d’Olendon et d’Epaney. Quand il s’aperçoit que les Alliés ont lancé une attaque importante, le 8 août (il s’agit de la 1ère phase de Totalize) Kurt Meyer y installe son PC tactique et de là, va commander ses manœuvres pour contrer chaque assaut des colonnes blindés canadiennes et polonaises réparties de part et d’autres de la route de Caen à Falaise. La colline et la faille de la brèche ne furent prises par les Canadiens de la 4ème DB que le 14 août après de sévères combats.

Breda, Pays-Bas, libéré par la 1er DB.

Brigade, formation composée de trois bataillons d’infanterie ou de chars dans l’armée britannique. Elle est sensiblement de même force que le régiment allemand ou américain. Les brigades canadiennes sont composés le plus souvent de trois régiments, qui portent les noms de leurs régions d’origine.

Brigade des Carpathes, Samodzielna Brygada, Strzelcow Karpackich. Général Stanislaw Kopanski. Forte de 5 500 hommes, en 1941 elle combat en Libye. D’août à décembre de cette année, elle est assiégée à Tobrouk. Puis, elle prend part à l’offensive de la 8ème Armée britannique, pour venir se battre à El Gazala. En mars 1942, elle sera dissoute pour constituer l’ossature de la 3ème Division des Chasseurs des Carpathes en formation en Palestine.

Brigade de parachutiste Polonais, Brygada Spadochronowa, devises : « Par le route la plus courte », et « Les premiers dans notre pays ». Cdt : Gén. Sosabowski. 3 OOO hommes répartis en 3 bataillons. Initialement prévus pour soutenir l’insurrection de Varsovie, elle est détournée de cet objectif pour participer à l’opération « Garden Market », en septembre 1944 à Arhnem. Celle-ci, initié par le Général Montgomery, sera un échec et trop nombreux seront ceux qui y trouveront la mort ou le départ vers les camps de prisonniers allemands.





Brigade de la 1ère DB :


10ème Brigade de Cavalerie Blindée, (10.Bryg. Kaw.), 10 Brygada Kawalerii Pancernej. Cdt : Col T. Majewski. 3 régiments de chars et 1 de Dragon. C’est à partir de leur stationnement en Ecosse que les troupes de la 10e brigade reçurent le privilège de porter une épaulette noire, 10e brigade que les allemands avait gratifié du nom de « brigade noire » pendant la campagne de Pologne.

3ème Brigade de Chasseurs, (3.Bryg.Strz.), 3 Brygada Strzelcow. Cdt Col. F. Skibinski. 3 bataillons de Chasseurs, plus une compagnie indépendante de mitrailleuses.


Broglie, Eure. Les troupes allemandes entrées à Broglie, le 16 juin 1940 vont l’occuper sans discontinuer jusqu’au 24 août 1944. La ville est située sur la voie d’acheminement des renforts vers le front de Normandie. Dés le 8 juin, des unités blindées cantonnées dans la région de Verneuil-sur-Avre et Chateauneuf, ont traversé la ville pendant 3 jours et 3 nuits, se dirigeant vers Caen. Le 15 août, le bois de Broglie est bombardé par les Forteresses américaines, et encore le 16 août, ainsi que le parc du château qui abrite un dépôt de carburant depuis le 14 juillet et jusqu’au 20 août. Le pont de la Charentonne est épargné par les soldats Polonais enrôlés de force dans l’armée allemande, et chargés de le faire sauter. Cachés par des compatriotes, ils se rendent aux alliés à leur arrivée. Broglie est libéré par la 4ème DB Canadienne, le 24 août 1944, après de rudes combats, la veille à la Goulafrière.

Buhot, Calvados, au nord de Ryes. Libéré par la 50e Division britannique, le 6 juin 1944. Le 5 août, la division polonaise qui y stationne reçoit la visite du Maréchal Montgomery.


C


Caen, Calvados. La 1ère DB traverse Caen en ruine le 7 août, précédé de Bulldozer. Le Général Maczek passera par le petit séminaire Saint-Paul.

Cameron Highlanders Of Ottawa, artillerie légère, mitrailleuses du corps d’infanterie de la 3e division canadienne.

Canadian Grenadier Guards, 22e régiment blindé, il est attaché à la 4e brigade de la 4e DB canadienne. Le 21 août, il force la défense allemande et rejoint les Polonais encerclés sur la cote 262.

Canon Antichar Britannique de 17 livres « Seventeen pounder », le poids de la pièce est de 2,9 tonnes, sa longueur de 4,4 m. Le calibre du projectile est de 76 mm et son poids de 7,6 kg. Sa vitesse initiale est de 950 m /seconde. La puissance de perforation est de 130 à 190 mm de blindage à 900 m. Il fut mis en service en 1943, pour remédier aux performances insuffisantes du canon de six livres face aux blindés allemands plus récents. Arme lourde et relativement peu maniable, il disposait par contre, d’une cadence de tir assez élevée et d’une puissance lui permettant de mettre hors de combat à bonne distance n’importe quel char. La mise au point d’une nouvelle munition, baptisée « Sabot » améliora encore ses performances. Dans la bataille de Normandie, ce fut l’arme standard des batteries antichars polonaises et britanniques.


Cauvicourt, Calvados, à l’est de la route de Falaise. Dans le cadre de l’opération Totalize, la commune subit un bombardement le 7 août La 1ère DB polonaise libère Cauvicourt le 9 août, après de durs combats.

Chambois, Orne. Bourg de 400 habitants, aux confins du Pays d’Aude et du Pays D’Argentan. C’est un lieu historique avec son donjon carré, construit à la fin du XIIe siècle. C’est aussi la principale route de la vallée de la Dive, que tentent de franchir les armées allemandes en déroute, à la fin de la bataille de Normandie. Piégées, elles doivent s’enfuir en passant par Trun et Saint-Lambert. C’est ici que se termine, les 19, 20 et 21 août 1944, par l’arrivée du 1ère DB polonaise par le nord-est, et par la 90e division américaine au sud, la cruelle bataille qui dure depuis le 6 juin. Le 19 août, le groupement tactique du lieutenant-colonel Zgorzelski à la tête du 24e régiment de Lanciers polonais et du 10e dragon, prend la ville. Il entre en contact avec le 2e bataillon du 359e régiment de la 90e division américaine (et les Polonais en profitent pour leur remettre 1 300 prisonniers). Zgorzelski prend le commandement de l’ensemble(10.P.Drag ; 24.P.Ul. ; 1 groupe d’antichars Polonais et 1 bataillon du 359e régiment d’infanterie US). Pendant trois jours, approvisionné par de l’essence et des obus américains qui malheureusement ne sont pas du même calibre (mais les allemandes, si), ils livreront des combats acharnés. Pourtant, la bataille de Normandie n’est pas finie puisque le Havre ne sera libéré que le 12 septembre. Les pertes en hommes et en matériel dans la Poche de Falaise sont énormes : plus de 10 000 tués dans cette dernière phase de la bataille et de 40 à 50 000 prisonniers.

Champeaux (les), Orne, à l’ouest de Camenbert, sur la route de Trun à Vimoutiers. La 1ère DB polonaise occupe un passage, le 18 août, afin de couper la route à l’armée allemande en déroute. C’est à cause d’une erreur de prononciation que le colonel Koszutski a amené son régiment sur cette route. Il s’y trouve assiégé par les Allemands qui tentent de forcer le passage pour fuir. Les Polonais les en empêche, faisant un véritable massacre. Mais leur position est difficile à tenir, sans approvisionnement. Ils sont rejoints, le 20 août par les Canadiens du British Columbia Régiment.

Champosoult, Orne, au nord de Trun, au sud-ouest de Vimoutier. La 4e brigade blindée canadienne se porte, le 20 août, sur cette ligne de front pour fermer la poche de Falaise, tandis que les Polonais tiennent le Mont-Ormel où ils se trouvent isolés. Les allemands tiennent fermement le terrain accidenté de Champosoult pour essayer de maintenir ouvert cet accès vers l’est, afin de sortir leur 7e armée du piège. Les généraux Meindl et Detting réussissent à faire passer une partie de leurs soldats par cette voie, et les dirigent vers Orville, à l’est de la Touques.

Chemins Polonais, expression désignant les itinéraires variés empruntés par les soldats polonais pour, en 1940, s’échapper de l’occupation allemande et rejoindre l’Angleterre.


Cimetières militaires Polonais :

Adegem, Belgique
Alphen, Hollande
Anvers, Belgique
Axel, Hollande
Bayeux, France
Breda, Hollande
Bruxelles, Belgique
Calais, France
Clinge, Belgique
Cloppenburg, Allemagne
Dörpen, Allemagne
Edinbourg, Angleterre
Ginneken/Breda,Hollande
Goirle, Hollande
Haselünne, Allemagne
Ihrhove, Allemagne
Kleff, , Allemagne
Urville-Langannerie, Calvados : 650 tombes.
Leopoldsburg, Belgique
Lille, France
Lommel, Belgique
Meyerhöfen,Allemagne
Mook, Hollande
Newmarket, Angleterre
Oosterhout, Hollande
Ormskirk, Angleterre
Perth, Angleterre
Remels, Allemagne
Rhaude, Allemagne
Stekene, Belgique
Thuine, Allemagne
Tielt, Belgique
Tilburg, Hollande
Whitchurch, Angleterre

Combattant Polonais de la 1ére DB Polonaise, il est tenace et persévérant, ce soldat de la 1ère division polonaise. Il a combattu contre les allemands en 1939, sans réussir à empêcher l’invasion de son pays. Il est venu aux cotés des français, en 1940, pour s’opposer, une fois de plus aux divisions ennemies, puis il est passé en Grande-Bretagne. Pendant 4 ans, rejoint par la diaspora de tous pays, il s’est entraîné en Ecosse. Puis il revient au mois d’août 1944, pour combattre encore ne fois les nazis qui martyrisent son peuple. Avec une fougue et un courage remarquable, sous les ordres du Général Maczek, la 1ère DB polonaise combat dans la plaine de Caen. Elle libère des villages miniers où ses compatriotes, voire sa famille, se sont installés dans les années 1920. Elle conquiert le Mont-ormel, le 19 août 1944 et referme la poche de falaise à Chambois, le lendemain.

Commando : unité spécialement entraînée et équipée pour des opérations rapides et isolées en territoire ennemi. Le terme est passé dans le langage courant surtout depuis 1943. Leurs homologues américains sont les Rangers. Le commando n°10 participa à la prise de Monte Cassino.

Compagnie : corps d’infanterie commandée par un capitaine.


Les compagnies de la 1ère DB :


1ère Compagnie Indépendante de Mitrailleuses et de Mortiers lourds, (C.K.M.), Samodzielny Szwadron Ciezkich Karabinow Maszynowich. Cdt : M. Kochanowski.



10ème Compagnie de Transmission, (10.Komp.Laczn.), 10 Kompania Lacznosci. Cdt : L. Grajkowki. 5 escadrons.

10 et 11ème compagnies de Sapeurs, (génie). (10. 11.Komp.Sap.) Kompania Saperow.


Compagnie de Parc de Sapeur, (Komp.Warztat), Kompania Warztatowa.

10ème Compagnie d’approvisionnement, (10.Komp.Zaop.), 10 Kompania Zaopatrywania.

10 et 11ème Compagnies Médicale, (Komp.San.), Kompania Sanitarna.


Composition des divisions blindées alliées en Normandie. Chaque division s’articule autour d’éléments de combat et de service qui constituent une force de combat puissante et autonome. Rattachée directement à l’état major de la division, on y trouve :
- Un Armoured Car Regiment équipé principalement d’automitrailleuses de reconnaissance lourdes de type Staghound ou Armoured Car AEC.
- Un Armoured Recce Regiment équipé de chars rapides Cromwell.
- Une Independant Mortar and Machine Gun Compagny équipée de Loyd carrier porte-mortier de 4,2 inches. Universal carrier porte Vickers et Wasp (lance-flammes).
- Différentes unités de service : Signal Corps, Military Police, Postal Unit.

Composant les différentes unités de combats :

- Une Armoured Brigade composée de trois Armoured Regiment et d’un Motor Battalions.
- Une Infantery Brigade composée de trois Infantery Battalions
- Une Divisional Artillery composée de deux Artillery Regiment équipé de Sexton, d’un Anti Tank Regiment équipé d’Achille ou M10, et d’un Anti Aircraft Regiment équipé de canons de Bofors montés sur camion Morris C9 ou sur chars Crusader.
- Une Division Engineers composée de trois Field Park Squadrons équipés d’engins de terrassement et de véhicules spécialisés et d’une Bridging Troop capable de construire des travées de pont Bailey.


Ainsi que des unités de service :
- Unités du RASC (Royal Service Corps), chargées du ravitaillement des unités à partir des différents dépôts aux zones de combats.
- Unités du RAOC (Royal Army Ordonance Corps), chargées du stockage et de la distribution des différents matériels d’une armée en campagne. Une Mobile Laudry and Bath Unit chargée du blanchissement et des douches.
- Unités de REME (Royal Electrical and Mechanical Engineers), chargées de l’entretien et de la réparation des matériels en service ainsi que la récupération sur le terrain des véhicules endommagés.
- Unités du RAMC ‘Royal Army Médical Corps) composées d’unités d’ambulances, d’un hôpital de campagne et d’un cabinet dentaire de campagne.

La Division Blindée, forte d’environ 15 000 hommes, compte plus de 7OO véhicules blindés sur les 3 4OO qui la composent. Le Régiment Blindé en est la force de pointe.

Composition du Régiment Blindé en Normandie. Sa composition est la même pour tous les régiments blindés britanniques sur le sol normand comme pour la 4th Canadian Armoured Division, et la 1er Division Blindée Polonaise. Il comprend :

- 1 Regiment Headquarter (4 Shermans, 1 half-track, 1 voiture de commandement), auquel est attaché un détachement du Signal Corps, les transmissions (3 camions de 15cwt et un camion de 3 tonnes) et un détachement du REME , LAD, Light Aid Detachment (3 camions de 15cwt, 2 camions de 3 tonnes, 1 half-track, 2 camions 6X4 de dépannage.
- 1 HQ Squadron composé de 4 Troop : Admin. Troop, Recce Troop, Air Aircrft Troop, Intercom Troop.
- L’Admin. Troop (section de commandement) est composée de véhicules de service : cuisine , transport, ambulance (8 motos, 6 jeeps, 6 15cwt, 2 half-tracks, 15 camions de 3 tonnes, 1 Bren carrier, 2 canons DCA de 20 mm).
- La Recce Troop est composée de 11 blindés légers Stuart (en général des M3A3).
- L’Anti Aircraft Troop de 8 Crusader III AA équipé de 2 canons de 20 mm Oerlinkon.
- L’Intercom Troop (section de liaison) est équipé de 9 Scout cars (Dingo, Humber).
- 3 Squadron : A squadron, B squadron, C squadron. Ces trois escadrons de chars sont composés chacun d’une Headquarters Troop, d’une Administration Troop, et de 5 Troops.
Le Headquarter Troop comprend 2 Close Support Tank (Centaur), 1 jeep, 2 Shermans, 1 Sherman ARV (Armoured Recovery Vehicule, char de dépannage.
Chaque Troop (section de chars) est composé de 2 chars de combat Sherman 75 mm et d’un Sherman Firefly équipé du fameux canon antichar de 17 pounder (seul canon anglais capable de faire face au blindage des chars Tigre). Cette organisation se transformera après le passage à 3 Shermans 75 mm et 1 Sherman Firefly.

Signes Tactiques

Chaque Armoured Régiment se distingue par une couleur et un numéro tactique :
- 51 et rouge pour le Senior Régiment.
- 52 et jaune pour le Second Régiment.
- 53 et bleu pour le Junior Régiment.
- 54 et vert pour le Motor Régiment.
Chaque Squadron possède un signe tactique distinctif appliqué sur les tourelles des blindés :
- Le losange pour le HQ squadron.
- Le triangle pour le A squadron.
- Le carré pour le B squadron.
- Le rond pour le C squadron.

(3 articles issus du magazine Historica 39-45)

Cormelles-le-Royal, Calvados. Le village est défendu par la 272e division allemande qui offre une assez grande résistance à l’armée canadienne, pendant l’opération Atlantic, les 18 et 19 juillet 1944. Le château de Cormelles est un bon observatoire des opérations dans la plaine de Caen. Il est libéré par le Canadien Scottih et les Novas. Le 8 août, c’est le point de départ de la 1ère DB. Mais une erreur de l’aviation américaine fait bombarder le secteur canadien aux environs de Cormelles, faisant subir des pertes considérables aux Canadiens et aux polonais rassemblés pour le départ de l’opération Totalize.

Corps d’Armée, groupe de divisions rassemblées sous le commandement d’un lieutenant-général ou d’un général. Le nombre des divisions et leurs identités varie constamment, en fonction de la tâche qui leur est assignée. Il comprend : de l’infanterie, de la cavalerie et de l’artillerie.


Corps d’armée Canadien, IIe. Il est commandé par le général Simonds. Au cours de l’opération Goodwood, le 18 juillet, la 2e division Canadienne arrive jusqu’à Saint-André-sur-Orne et la 3e se bat à Hubert-Folie. Il est engagé pendant la bataille pour Falaise, pour les opérations Totalize et Tractable du 7 au 16 août Après la fermeture de la poche, il se dirige sur Bernay, puis Rouen, libère Dieppe et remonte vers le nord de la France. La 1ère Division polonaise fait partie de ce IIe Corps d’Armée Canadien.


Cote 111, au sud de Soignolles, à l’est d’Estrée-la-Campagne. Le premier engagement des polonais a lieu à cet endroit. Le troisième jour de leur entrée en ligne. Le commandant Malinowski trouve la mort. Mais les Polonais libère une centaine de prisonniers Canadiens du British Columbia.

Cote 113, Orne, juste au nord-est de Chambois. A l’aube du 20 août, Von Elfeld essaie de se frayer un chemin en attaquant à partir de Saint-Lambert-sur-Dive, en direction du Mont-Ormel (Maczuga, Cote 262) en remontant la Cote 113. Après 2 heures de combats acharnés, ses soldats sont décimés et le général et son état-major se rendent au 10e régiment de chasseurs à cheval polonais dont le commandant Maciejewski a été tué au cours des combats.

Cote 122, Calvados. C’est l’éperon de Cramesnil sur la route de Falaise. Ce point stratégique fait l’objet de combats très meurtriers, à partir du 25 juillet 1944. Atteint par les Canadiens du 8e régiment de reconnaissance, il n’est finalement enlevé par la 1ère DB polonaise, qu’au cours de l’opération Totalize dans la nuit du 7 au 8 août.

Cote 122, Orne, Voir pour cette hauteur dans l’Orn : la bataille de Chambois.

Cote 124, Orne, à l’est de Saint-Lambert-sur-Dive, Hennecourt / Sordevals. Voir pour cette hauteur : 4e division Canadienne et 1ère division Polonaise.

Cote 137, voir : houdousseau. Enlevée par les Polonais du général Maczek qui coupent ainsi la route de la retraite aux Allemands, le 20 août.

Cote 140, Calvados. Elle domine la vallée du Laizon à l’est de la route de Falaise. Elle devient le piège du détachement Canadien de Worthington qui s’est trompé de route dans l’obscurité, dans la nuit du 7 au 8 août 1944 et croit être arrivé à son objectif, la Cote 195. Les Canadiens, isolés, se font massacrer par les chars de Kurt Meyer qui a installé son PC tactique à la Brèche au Diable, d’où il domine toute la contrée. La colline est enlevée par la 1ère DB Polonaise, le 10 août 1944, au cours de l’opération Totalize.

Cote 151, au sud de Grainville-Langannerie, Calvados. Le 9 août 1944, le 21e régiment canadien et la force Halpenny, par un mouvement, descendent de Bretteville-le-Rabet, pour prendre la hauteur. Un régiment de la British Columbia est entièrement décimé par l’artillerie allemande au cours de l’opération.

Cote 159, Calvados. Le 15 août, au cours de l’opération Tractable, les Canadien Grenadier Guards et les British Columbia Regiment atteignent cette hauteur en amont de Versainville, au nord-est de Falaise. C’est un point d’appui de la 12e Panzer ss et Kurt Meyer y a placé le lieutenant Krausse armé de Nebelwwerfers. Cette défense tombe le 16 août, à midi.

Cote 159, Calvados, Norrey-en-Auge. La colline est prise par le 10e régiment de chasseurs à cheval polonais, le 17 août. Reprise par les allemands, la 10ème Brigade de Cavalerie avec en soirée la 3ème Brigade de Chasseurs la conquièrent définitivement le lendemain.

Cote 170, Calvados. Le 6 août, cette hauteur d’abord assignée comme objectif à la 1ère DB polonaise, au nord-est de Falaise. Pendant l’Opération Totalize, elle est enlevé par le Scottish Regiment, le 15 août.

Cote 239, Orne (240 IGN) à l’est d’Ecorches. Les allemands, venant de Champosoult prennent position sur la colline et de là, tirent sur les Polonais qui viennent de s’emparer de la Cote 262. C’est l’une de leurs dernières attaques, destinées à ouvrir la route de la retraite à leurs armées. La hauteur est enlevée par la 1ère division Blindée Polonaise qui repousse l’armée allemande vers Chambois, le 20 août 1944.

Cote 240, entre Ecouches et Champosoult, Orne. Le 20 août, les Polonais, désormais en position sur cette colline, sont en mesure de dominer les soldats allemands enfermés dans la poche de Chambois.

Cote 258, Orne (259 IGN), à l’est de Montreuil-la-Cambe. Au-dessus de Trun. La hauteur est prise par le 10e régiment de Chasseurs à cheval polonais, lancé vers Trun, le soir du 17 août. Reprise par les allemands qui la reperdent le lendemain. Les hommes du Général Maczek se rendent maîtres de la région d’Hordousseau, les Champeaux.

Cote 262, deux collines au nord (Aiglefin) et au sud du Mont-Ormel, les Polonais l’appellent Maczuga (Fr : la massue), au-dessus de Coudehard, Orne, forment une défense naturelle vers l’est. Elles deviennent l’enjeu de combats acharnés entre les allemands qui veulent à tout prix conserver un passage vers Vimoutiers ou Orville, pour sortir du piège mortel de la poche de Falaise et les Polonais qui sont chargés de fermer le défilé des vallées de la Vie et de la Viette, en direction de la Touques. Les Polonais se battent farouchement pour s’en emparer et surtout pour les conserver, le 20 août. Tandis que les Allemands tentent toute la journée et toute la nuit des attaques suicides, les Polonais encerclés, sans vivres ni munitions, tiennent bon jusqu’à l’arrivée des alliées venues à leurs secours. Le massacre de milliers d’Allemands, la destruction de leur matériel pilonné pendant deux jours par l’artillerie alliée et les petits avions de bombardement en piqué, font de cette vallée un couloir de la mort. Le général Mahlmann a quand même réussi à tenir la colline sud le temps de faire passer une bonne partie de ses soldats. C’est sous cette Cote 262 que se termine tragiquement la Bataille de Normandie, entre le 19 et le 21 août Tous les regards sont désormais tournés vers Paris et les survivants essaient d’oublier la vision de cauchemar observée du haut du Mont-Ormel.

Coudehard, Orne. A l’est de Chambois, face au Mont-Ormel, le village commande la route vers la sortie et vers Vimoutiers. Aprement défendu par les allemands qui essaient désespérément de sortir de la poche ils se battent farouchement le 19 août contre le 1er régiment blindé polonais du lieutenant Stefanewicz, qui, après une bataille rangée, fraye un passage vers la cote 262 à une partie du Bataillon de Podhale. Le village est finalement dégagé par la 1ère DB polonaise le 21 août Le 22, Montgomery peut assurer que toute résistance a cessé.

Couliboeuf, le grand et le petit Couliboeuf, Calvados, sont situés de part et d’autres d’une voie de chemin de fer et sur la Dives. L’armée allemande essaie de gagner cette voir de sortie de la poche de falaise vers l’est de la Seine. L’Algonquin Regiment y trouve le pont intact le soir du 16 août, et le tient. Les jours suivants, les blindés canadiens empruntent les ponts de Couliboeuf et de Morteaux-Couliboeuf, pour se diriger vers l’est et empêcher les allemands de quitter la poche, pour aller vers Vimoutiers. L’armée canadienne et la 1ère DB Polonaise réussissent leur mouvement d’encerclement du 17 au 21 août et referment le goulot. Mais beaucoup d’allemands ont réussi à s’échapper, en abandonnant leur matériel.

Coucerault, Orne. Un maquis est installé en mai 1944 sur son territoire. Il est commandé par un capitaine polonais déserteur de l’armée allemande. Les maquisards, trahis, sont encerclés par les allemands et emmenés à la prison d’Alençon et fusillés le 30 juin, dans une carrière de Condé-sur-Sarthe.

Courcy, Calvados, au sud de Saint-Pierre-sur-Dives, sur la route en direction de Trun. Le 10e régiment de chasseurs à cheval polonais libère la localité, et prend position en lisière de la foret, le soir du 16 août.

Crerar, général canadien, H.D.G., 1888-1965. Chargé d’organiser le quartier général des forces armées canadienne à Londres en 1939, il devient ensuite chef d’état-major à Ottawa. Il conduit le corps d’armée canadien en Sicile et en Italie. On lui confie le commandement de la première armée canadienne en mars 1944. Il la conduit en Normandie et aux Pays-Bas et jusqu’en Allemagne, à la fin de la guerre. Il débarque avec un tout petit état-major le 18 juin, mais le manque d’espace libéré fait prendre à Montgomery la décision de maintenir l’essentiel de l’état-major de l’armée canadienne en Grande-Bretagne. Ce n’est que le 23 juillet qu’il sera opérationnel en Normandie.

Criquebeuf, Seine-inférieure. Le 26 août 1944, la 3e division d’infanterie canadienne franchit la Seine à Criquebeuf. Ce pont (Bailey Bridge) construit par les génies canadien et polonais avait la particularité d’avoir un panneau indicateur portant l’inscription « TO WARSAW » (vers Varsovie).Les Polonais le franchiront le 31.

Crocy, Calvados. Les falaisiens réfugiés à Crocy voient passer les allemands en déroute. Les ss fuient en direction de Trun, à partir du 18 août.

Croix (la), Calvados. La brigade blindée polonaise, le 9 et le 1O août, conquiert et perd plusieurs fois de suite cet hameau.

Cromwell, char britannique de 28 tonnes, sa longueur est de 6,40 m. sa largueur de 3 m. Il possède un moteur de 6OO CV, sa vitesse max. est de 60 km/heure et son autonomie de 270 km. Armé d’un canon de 75 mm. 2 mitrailleuses BESA de 7,92 mm et d’un lance-grenades. Il est construit en grande série. Pendant la bataille de Normandie, face aux chars allemands au blindage beaucoup plus épais, il est trop faible et se trouve souvent détruit, dès les premiers tirs ennemis. Mais il a l’avantage d’être très maniable. Le surclassement des chars britanniques pendant les combats d’Afrique du Nord amena la conception du Cromwell en 1942. Mis en service pour la première fois en 1943 et engagé dans la bataille de Normandie, il fournit avec le Sherman américain, l’équipement standard des unités britanniques jusqu’à la fin de la guerre. Equipé d’une adaptation du fameux moteur d’avion « Merlin », le Cromwell est le plus rapide et le plus maniable des chars anglais. Mais sa puissance de feu est inférieure à celle des blindés allemands, en dépit du remplacement de son canon initial de 6 livres (57mm) par un tube de 75 mm. Il équipe le 10e régiment de chasseurs à cheval (10 P.S.K).


Crulai (Orne), le Capitaine pilote Janusz Marciniak, après des combats aériens au-dessus de Verneuil sur Avre, s’y écrase et y reposera jusqu’à son transfert dans le cimetière militaire d’urville Langannerie.

Cuirassé, navire de guerre fortement blindé.


D


DB, Division Blindée (chars), Dywizji Pancernej en polonais. Armoured Division en anglais. Panzer en allemands.

Débarquement du 6 juin 1944, ont participé pour les forces polonaises :
- 8 unités d’aviation de chasse (squadrons 3OO ,304, 306, 307, 308, 315, 316, 317).
- 3 unités des bombardiers (300, 304, 305).
- 4 destroyers (Blyskawice,Krakowiak, Piorun, Slazak).
- 1 croiseur, le Dragon.
Environ 5 000 hommes, 200 avions et 71 canons d’artillerie navale.

Décorations polonaises : Croix de l’ordre « Virtuti Militari ». Croix des Braves (crée en 1920). Croix du Mérite avec épée (1942). Croix du Mérite pour bravoure (1928). Croix de l’Indépendance (Krzyz Niepodlegoc). Croix des Vaillants (Kryz Walecznych).

Destroyers, (mot anglais : exterminateur). Ou contre-torpilleur. Navire léger, à grande vitesse, armé de canons à tir rapide et de tortilles.

Dives, rivière, qui prend sa source à l’est de la forêt de Gouffern et se jette sur la cote de la Manche, entre Cabourg et Houlgate. Cette rivière joue un rôle très important dans la bataille de Normandie. C’est une frontière naturelle vers l’est et la Seine et les allemands ont inondé les champs pour agrandir les marécages et les rendre impraticables par des parachutistes. Ils vont d’ailleurs conserver cette défense très longtemps. Le 6 juin 1944, les troupes aéroportées britanniques sont envoyées pour s’emparer des ponts sur l’Orne et le Canal et détruire ceux de la Dives afin d’empêcher une contre-attaque allemande sur les plages du débarquement. Une erreur de route fait larguer certains parachutistes dans la région inondée, où ils se noient. Pendant toute la bataille, les allemands essaient de se maintenir sur la rive gauche, puis ils tentent désespérément, à partir du 16 août, de franchir les ponts non encore détruits, sur le cours supérieur de la rivière, pour s’enfuir. La véritable bataille de la Dives se déroule à Couliboeuf et Morteaux-Couliboeuf, quand les Polonais passent les ponts intacts et, les 18 et 19 août, bloquent les allemands qui essaient depuis le 16 août, de maintenir un couloir de sortie entre Trun et Chambois, lors de la fermeture de la poche de Falaise.

Division, formation de base, autonome, de toutes les armées sous le contrôle d’un général. La division comprend de 10 000 à 20 000 hommes selon les armées. Pendant la bataille de Normandie une division blindée britannique comprend une brigade de chars ; les divisions d’infanterie, 3 brigades. Les américains préfèrent partager les divisions blindées en 3 Combat Command (CC), A, B, et R (pour celle de réserve) chacune commandée par un Brigadier-Général.


Division Polonaise, 1ère,

( devise : « Napzrod », en avant),. Elle est crée officiellement le 26 février 1942 en Grande-Bretagne, sur l’initiative du général Sikorski, chef du gouvernement Polonais en exil à Londres. Son ossature est constituée par les rescapés de la 10e brigade de cavalerie. Cette unité a lutté contre l’invasion allemande en 1939. Reconstituée en France, elle combat aussi sur la Marne en 1940. Commandée par le général Maczek, la division compte environ, le 8 août 1944, 16 000 hommes, dont 885 officiers ; 381 chars blindés ; 473 canons ; 4 000 véhicules mécaniques. Elle débarque en Normandie, à Arromanches le 1er août 1944. Elle est aussitôt engagée avec le IIe corps canadien dans les opérations offensives au sud de Caen, dans les opérations Totalize et Tractable, où, en liaison avec la 4e DB canadienne, elle combat les 85e et 89e divisions d’infanterie allemandes et la 12e panzer ss « hitlerjugend ». Puis, la 1ére division prend une part décisive à la fermeture de la poche de Falaise. Montgomery écrit : »Les allemands se sont trouvés dans une bouteille dont les Polonais étaient le bouchon. Et le bouchon tint bon ! » La division livre ensuite bataille en Belgique et aux Pays-Bas, délivre Gand et Breda. Au printemps, elle pénètre en Allemagne du Nord, traverse la Frise et s’empare de l’important port de Wilhemshaven en mai 1945. La première armée polonaise est dissoute en 1947 et nombre de ses soldats choisissent de rester en Europe de l’ouest, certains en France, d’autres en Grande-Bretagne où se trouve leur gouvernement en exil, jusqu’au rétablissement de la démocratie, en Pologne, en 1991 ! Elle est composée du 10e régiment de chasseurs à cheval, de la 10e brigade de cavalerie blindée polonaise (1er et 2e régiments blindés, 24e Lanciers sur chars, 10e régiment de Dragons motorisé), 3e brigade d’infanterie polonaise (1er régiment de chasseurs de Podhale, 8e bataillon de chasseurs, 9e bataillon de chasseurs) et des troupes divisionnaires polonaises. Voir : bataillon, brigade, compagnie, escadron, unités de génie, insigne, régiment et services divisionnaires.


Dragon, ex-cuirassé britannique servi par un équipage polonais. Le 6 juin, il fait partie de la force de bombardement D et tire sur les positions allemandes de colleville-sur-Mer (Colleville-Montgomery depuis 1945) pour protéger le débarquement sur Sword. Le 8 juillet, il est gravement endommagé par une « torpille humaine » lancée depuis Houlgate. Il est coulé mais continu à servir sous la forme de Gooseberry.


E


Echelon, en terme militaire, il s’agit des troupes en formation de combat, fractionnées en profondeur, ayant chacune une unité de commandement.

Ecorché, Orne, à l’est de Trun. Le 2e régiment blindé polonais défend la cote 240 et réussit à empêcher un bon nombre d’allemands de s’échapper de la poche de Chambois-Saint-Lambert le 18 août 1944.

Elfeldt, général Otto 1895- ? Lieutenant pendant la Grande guerre. Il devient ensuite officier de la Reichwehr. Entraîné comme artilleur, il est promu au rang de général en 1942, et nommé à la tête de la 302e division d’infanterie, avec laquelle il combat sur le front de l’Est. Au début de 1944, il est stationné dans le Pas-de-Calais. Le 28 juillet 1944, il est convoqué au quartier général de
von Kluge, et il est nommé à la tête du LXXXIVe Korps d’armée, en remplacement du général von Choltitz. Il lui est impossible de repousser la percée alliée, et se trouve enfermé dans la poche de Falaise, dont il essaye de se désengager. Le 20 août, il se trouve dans l’obligation de se rendre aux forces polonaises. Il déclarera : »dommage que je n’ai pas reussi à attaquer plus au sud de Chambois, car j’aurais pu sortir en brisant l’encerclement dans la partie tenue par les Américains, eux ne savent pas mourir, je ne savais pas qu’ici je m’opposais aux Polonais qui se battent ».

Enigma, machine à coder allemande utilisée pour les communications entre les états-majors supérieurs allemands. Les polonais possèdent dans ce domaine une solide réputation depuis le déchiffrement des codes Russes, en 1920, assurant ainsi leur victoire. Travaillant sur le modèle commerciale, deux mathématiciens, MM. Marian Rejemski et Henryk Zygalewski parvinrent à résoudre certains problèmes résultant du déchiffrement de ces transmissions. Mais se furent les français qui eurent raison de la version militaire d’Eningma grâce à deux défections allemandes (l’une idéologique et l’autre religieuse).
Les Britanniques eurent ainsi, dès 1940, accès aux informations importantes concernant la stratégie de l’ennemis, et donc pendant la bataille de Normandie.

Esc, escadron

Escadre, force navale.

Escadrille, groupe d’avions militaires.

Escadron, unité de la cavalerie, de l’armée blindée ou de la gendarmerie analogue à la compagnie. Unité de l’armée de l’air. Squadron (Ang).






Escadrons de la 1ère DB :

1er Escadron de régulation Routière et de gendarmerie, (1.Szw.R.Ruchu), 1 szwadron Régulacji Ruchu.


Escadron de renforts blindés. Cdt : Bronislaw Skulicz.


Estrée-la-Campagne, Calvados. Le 9 août 1944, le 28e régiment blindé canadien (British Columbia) est décimé par les rescapés de la 12e ss hitlerjugend, lors des combats menés sur les cotes 111 et 140, dans le cadre de la seconde phase de l’opération Totalize. Ce sont les Algonquins canadiens qui libèrent Estrée (ou le 10e régiment de Dragons), après une confusion d’objectifs avec la 1ère DB polonaise.

Exmes, Orne. Pendant la bataille de la poche de Falaise, L’oppidum d’Exmes qui culmine à 275 m et domine tout le paysage, est confié à la garde le Langlade de la 2e DB de Leclerc, qui vient de prendre la forêt d’Ecouves et fait le siège d’Argentan. Le 13 août, deux blindés américains (5e DB) y font une courte incursion, puis se retire. Langlade déploie ses blindés entre Ecouché et Exmes, le 15 août et le 18, établit son PC au pied de la chapelle Saint-Godegrand. Le 19, le groupement participe avec l’armée américaine à la fermeture de la poche, vers Chambois, en bloquant la frontière sud. D’Exmes, le colonel Langlade pousse ses unités vers Orméel, Coudehard et le Mont-Ormel où elles prennent contact avec les troupes polonaises.

Falaise, Calvados. Pendant l’occupation, la feldgendarmerie est installé, rue Gambetta dans l’hôtel de Combray. Carrefour routier, la ville est bombardée par l’aviation alliée, vers 14H00, le 6 juin 1944 et beaucoup plus gravement de nouveau le 7. l’hôpital est touché, tuant des blessés de la veille. La bibliothèque municipale brule, les habitants fuient l’enfer du feu. Les décombres obstruent complètement les rues. Un hôpital secondaire est installé au château de Martigy et reçoit l’aide des ambulances de la Croix-Rouge. Le 10 juin, après un autre bombardement la traversée de la ville devient impossible. Les bombes tombent encore les 12, le 14 et le 23 juin. De Falaise, les Canadiens et les Polonais se dirigent vers Trun, pour couper la route de la retraite allemande.

Falaise (poche de). A la mi-août, les restes des divisions allemandes qui ont combattu depuis le 6 juin 1944, soit 150 000 soldats environ et leur matériel, sont menacés d’encerclement dans une poche de quelques dizaines de kilomètres. Dés le 8 août 1944, les alliés, par un mouvement tournant sur un axe Argentan-Falaise encerclent la septième armée allemande et la cinquième armée panzer. Au sud les américains et la 2ème DB française, et au nord, les canadiens et les Polonais, à l’ouest les britanniques resserrent l’étau et déchaînent artillerie et bombardiers. Pourtant, des milliers d’allemands parviennent à s’échapper de cet enfer, par la seule issue restante, à l’est. C’est à Chambois que le cercle se referme (presque !) sur des hommes exténués qui se rendent par milliers, les 19 et 20 août, ou se font massacrer. Le 20 août, les combats font rage autour de Chambois, quelques chefs allemands dirigent l’évacuation par les derniers ponts sur la Dives, pour se heurter finalement aux Polonais, eux-mêmes aux prises avec la contre-attaque de 2èmè Korps blindés ss. Au total, environ 100 000 allemands ont réussi à s’échapper et à franchir la Dives, puis la Seine privées de ponts. Les survivants gardent de cette bataille infernale une vision de cauchemar. Le nombre de tuées allemands s’élève au moins à 6 000, les prisonniers sont au nombre de 40 à 50 000.

Famille interalliée, nom d’un réseau franco-polonais de la résistance, en relation radio avec Londres. Il a des agents dans la région des Pieux. Quand le réseau interallié est démantelé à la suite d’une dénonciation, le réseau Famille F2 renaît grâce à des résistants recrutés parmi des agents de la SNCF et des PTT. Cette organisation travaille avec Résistance Fer.

Fel-Chambois. Orne. Ce village est libéré le 19 août par le 359ème régiment (90ème division américaine) accompagné par les tanks de la 2ème DB française. Les Polonais prennent position sur les hauteurs proche, la cote 122, tandis que les français se mettent en position dans l’oppidum d’Exmes. Le PC de 359èmè régiment est à Chambois et devient internationale puisque sous l’autorité polonaise, il rassemble des canadiens, des français et des américains.

Flak 18, canon antiaérien allemands de 88 mm. Il peut également servir de terrible antichar. Aucun blindé allié ne peut résister à sa puissance dévastatrice. Au cours de la bataille de Normandie, ces canons ont notamment été utilisés pour arrêter l’offensive des blindés de l’opération Goodwood dans la plaine de Caen.

Fontaine le pin, Calvados, au nord-ouest de Potigny. La population est évacuée le 2 août ; sur l’ordre des allemands, à l’approche des alliés. C’est le 9ème bataillon de Chasseurs Polonais qui le prendra le 14 août 1944.

Fontaine l’Etalon, commune de 125 habitants à la limite du Pas de Calais et de la Somme. Libérée le 4 septembre 1944 par les polonais.

Forfar, (G-B). QG de la 10e Brigade blindée.

Force de bombardement D, nom donné à la force navale commandé par le contre-amiral W.R. Patterson, chargé du soutien de la force de débarquement S, affectée au secteur de Sword. Le croiseur Polonais Dragon en fait partie. Au matin du 6 juin, elle bombarde les batteries allemandes de Ouistreham, Merville, Houlgate, Bénerville et Villerville.

Frenée (la), Orne, à quelques kilomètres de Chambois. Le 18 août, le 24ème régiment de lanciers polonais se bat pour conquérir cette route vers Chambois qu’il a mission de joindre.


G

Gaumesnil, Calvados, au dessus de Cintheaux, sur la route de Falaise. Au cours de l’opération Totalize, le 7 août, c’est l’objectif assigné aux canadiens. Les allemands sont alors retranchés dans les carrières. Le 8 août, la 2e division canadienne doit prendre le village. Le Royal Régiment investit les lieux en début d’après-midi.

Génie, subdivision de l’armée de terre, chargée des travaux de fortification et d’organisation du terrain et de l’aménagement des voies de communications. Pendant la bataille de Normandie, les bataillons de génie des forces alliées sont chargés de détruire les fortifications qui résistent aux premières attaques, de déminer les voies de communication et de construire les ponts provisoires sur les cours d’eau. Ils sont aussi chargés de fournir l’eau potable aux troupes. A l’entrée des villes et villages, les sapeurs (engineers en anglais) débarrassent les routes et les maisons fortifiées des mines et des pièges laissés par l’adversaire.

Unités du génie divisionnaire de la 1ére DB.
Commandées par le Lt-Col. Dorandt . Elles comptent 4 bataillons (10éme compagnie, 11éme compagnie, compagnie de parc, compagnie de ponts). On doit aux sapeurs polonais le montage de 74 ponts Bailey, la construction de 28 ponts provisoires, la pose de 1752 mines et le désamorçage périlleux de 5279 mines ennemis. Le génie déplore la perte de 35 hommes dont 1 officier. 21 Virtuti Militari, 172 Croix de Guerre, 174 Croix du Mérite avec glaives et 1313 décorations étrangères seront attribuées aux hommes de ces compagnies.

Giberville, Calvados. Dés les premiers bombardements, une partie de la population se réfugie dans les carrières de Mondeville. En surnombre, et la vie devenant difficile, elle est évacuée le 24 juin. Après le bombardement qui précède immédiatement l’opération Goodwood le matin du 18 juillet, les soldats de la 16e flak rapidement renforcés par ceux de la 21e Panzer contre-attaquent sur Giberville, mais les canadiens guidés par un membre de la résistance ont réussi à prendre pied à l’est de Caen et le Queen’s Own Riffles libère Giberville dans le cadre de l’opération Atlantic, le 19 juillet 1944.

Goodwood, nom de l’opération militaire, au sud de Caen, lancée le 18 juillet 1944. Ce nom rappelle une course cél&

0 appréciations
Hors-ligne

Goodwood, nom de l’opération militaire, au sud de Caen, lancée le 18 juillet 1944. Ce nom rappelle une course célèbre en Angleterre. Montgomery la destine à dégager la plaine vers Falaise pour permettre aux blindés de se battre en terrain plat, à découvert, en partant de la tête de pont à l’est de l’Orne. Il lance un puissant assaut de trois Corps d’armée : Le 1er à l’est de l’Orne, le IIe canadiens à l’ouest et le VIIIe britannique, chargé de la percée proprement dite, au centre....

Gooseberry, (groseille à maquereau), nom de code des digues construites grâce à de vieux navires de guerre, lestés de béton et coulés, pour servir de brise-lames rudimentaires et abriter les petits bâtiments sur les plages de débarquement. Deux navires battant pavillon polonais en firent partie, le Modlin (cargo) et le Dragon.

Gouvix, Calvados, à l’ouest de la route de Caen-Falaise. La commune est bombardée le 7 août en prélude à l’opération Totalize. Puis prise par la 1ère DB Polonaise.

Grainville-l’engannerie, Calvados. Les Links and Whinks reçoivent l’ordre de s’emparer du village le 9 août. Les Polonais combattent aussi dans ce secteur et un cimetière de 650 places rappelle leur sacrifice.

Grand-Mesnil, Calvados, à l’est de Morteaux-couliboeuf. Les allemands se sont mis à couvert des bois, à proximité et effectuent des sorties contre les troupes polonaises arrivées dans cette région, du 16 au 18 août. Ils se replient ensuite plus à l’est.

Grandmesnil, Calvados, au sud-est de Morteaux-Couliboeuf. Lieu de repos de la 1ère DB Polonaise après la bataille de Chambois.

Groupement de l'Infanterie Polonaise (Zgrupowanie Piechoty Polskiej - ZPP) de la 1ère Armée Française "Rhin et Danube" 1944-1945.
Le 19ème GIP composé de résistants polonais du sud et du centre de la France, et le 29ème GIP composé de ceux du nord. //sites.google.com/site/armeepolonaisesuite/rhin-et-danube/Rhin_et_Danube_Ecusson.jpg?attredirects=0

Gutowski Michel, commandant, chef de l’escadron de réserve du 10ème régiment de Chasseurs à cheval polonais. Il reçoit la reddition du général von Elfeldt et de son état-major à Saint-Lambert-sur–Dives le 20 août 1944.

H

Half-track, véhicule de transport américain « half-track » M3 semi-blindée d’une longueur de 6,17m, 2,2 de large et d’un poids de 9 tonnes. Il est équipé d’un moteur de 147 CV, sa vitesse est de 70 Km/h et son autonomie de 300 Km, il est servi par un équipage de 3 hommes. Il peut transporter 10 hommes. Il est armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm. Conçus à partir des semi-chenillés français Citroen-Kégresse, les premiers half-tracks américains ont été mis en service en 1941. Construits à plus de 40 000 exemplaires, ce sont de véritable « bonnes à tout faire » de l’armée américaine. Principalement utilisés pour le transport de troupes, les half-tracks M2 et M3 servent aussi d’ambulances, de tracteurs d’artillerie, de batteries antiaériennes, etc.

Hautmesnil, Calvados, hameau à proximité de la route de Falaise, au sud de Cintheaux. Les allemands ont stockés des armes secrètes (V1, V2) dans une carrière à ciel ouvert qui est un obstacle difficile à franchir pour les chars. Les Polonais ont pour objectif l’est de la carrière et les canadiens l’ouest, pendant l’opération Totalize. Le hameau est libéré par l’Argyll, le 8 août. Le 14 août, une erreur d’interprétation de signaux de fumée, fait que les bombardiers de la RAF larguent leurs bombes sur les canadiens et les Polonais.

Hesdin, Pas-de-Calais. Libéré par la 1ère DB Polonaise à la poursuite du LXXXVIe Korps d’armée allemand qui se replie vers le nord, le 4 septembre 1944.

Highland Light Infantery of Canada. L’opération Tractable du 14 au 16 août les trouve dans le secteur de Montboin. Au moment de la fermeture de la poche de Falaise, ils prennent position sur une élévation au nord de Chambois, et le 21 août font leur jonction avec les troupes Polonaises du général Maczek, à la cote 262 ou Mont Ormel.

Honey, Stuart, char léger américain M3. Longueur de caisse : 4,54 ; largueur : 2,24, poids : 13 tonnes. Il est équipé d’un moteur de 250 chevaux, sa vitesse max. est de 58 km/h et son autonomie de 120 km. Son équipage se compose de 4 hommes. Il est armé d’un canon de 37 mm et de 3 mitrailleuses de 7,62 mm. Le char M3 et son successeur le M5 appartiennent à la lignée des blindés légers construits par les américains dans les années trente. Leur production totale dépassa les 22 000 exemplaires entre 1940 et 1945. Rapides et très fiables, ces engins furent employés sur tous les théâtres d’opérations, aussi bien par les américains qui les surnomma « Honey » que par les britanniques qui les baptisèrent « Stuarts ». La version M5 présentait une tourelle redessinée et d’un moteur en position surélevée qui lui donnaient une silhouette légèrement différente du M3. Les chars M3 et M5 furent largement utilisés pendant la bataille de Normandie, au sein d’unités de reconnaissance.

Hordouseaux, hameau près des Champeaux, sur la route de Trun à Vimoutiers, dans l'’Orne. Il est atteint par la 1ère DB Polonaise dés le 18 août, elle essaie de couper la route aux allemands qui veulent s’enfuir de la poche de Falaise. La prise de la cote 258 par la 4ème DB canadienne, et celle de la cote 147 par les Polonais, privent les allemands d’une route d’évasion vers l’est, le 19 août, et les enferment dans la poche, ou les oblige à trouver une autre route, encore mieux défendue vers Chambois ou Saint-Lambert.

Hussars, 1rst, 6e régiment blindé. Souvent au coude à coude avec les Polonais durant la bataille de Normandie.

I

Insigne de la 1ère DB : une aile de hussards Polonais du XVIIème siècle. Troupes d’élite du roi Sobieski, elles ornaient leurs casques, qu’elles débordaient jusqu'au dos de leurs cuirasses. Le sifflement créé lors d’une charge effrayait les chevaux adverses. Vainqueurs des Suédois et des turcs ; ils incarnent la tradition militaire polonaise.

Interallié, réseau franco-polonais de renseignement en France. Ce réseau est en liaison avec Londres. Il est ultérieurement rattaché au SOE britannique.

J

Jabo, Jagd-Bomber : Abréviation utilisée par les soldats allemands pour désigner les chasseurs bombardiers alliés qui piquent sur tous véhicules qui circulent de jour pendant la bataille de Normandie. En particulier les véhicules de liaison, et ceux des officiers d’état-major paient un lourd tribu aux pilotes des Spitfires, des Thunderbolts, des Mustangs, des Typhoons et des Lightnings qui possèdent la complète maîtrise de l’air. Tout ce qui bouge sur les routes se trouve ainsi attaqué, y compris, parfois, les charrettes des civils.

Jort, Calvados. Le 15 août 1944, le 10ème régiment de chasseurs à cheval polonais accompagné d’un groupe motorisé antichar et d’un escadron de Dragon s’empare du gué sur la Dives, défendu par le groupe de reconnaissance de la 12ème Panzer ss, commandé par le lieutenant Hauck et prend les allemands par surprise. Il saisit un pont et les Sapeurs en jettent un nouveau, le matin du 16 août, ce qui permet aux troupes canadiennes et Polonaises d’acheminer du ravitaillement et de munitions et de renforcer leurs positions.

Journal du soldat : (Dziennif Zolnierz),gazette polonaise apparue en Angleterre, à Forfar, au QG de la 1ère DB. Et aussi : Co slychach,
Salamandra, Nowa polska, Polish forthignltly review, Dziennik Polski, Ogniwo Przyjazny, Voice of Poland, Polska Walczaca


K


Kanski Jan, cdt. Chef du 24ème régiment de Lanciers, durant près de 24 ans ! Tombé au champ d’honneur le 16 août à Jort (Calvados).

Katyn, Russie ; à 20 km de Smolensk. En 1943, les allemands y découvrent un immense charnier, dans sept grandes fosses communes. Il s’agit de 4 250 cadavres en uniforme polonais. Officiers et spécialistes, ils ont été exécutés d’une balle dans la nuque au printemps 1940 par les soviétiques cherchant ainsi à décapiter la résistance polonaise. Provenant du camp de Koziesk, on reste sans nouvelle des prisonniers des camps de Starobielsk et d’Ostaszkow dont les dépouilles ont sûrement été jetées en mer baltique. La reconnaissance officielle de ce crime ne se fera d’après la chute du rideau de fer.

Korps, IIe, Panzer ss. Fait partie des troupes allemandes enfermées dans la poche de Falaise.

Korps, LXXIVe ; Idem que ci-dessus. Le 20 août il tentera sans grands succès de traverser la Dives à Saint-Lambert où il se heurte à la 1ère DB Polonaise.

Korps, LXXXIVe ; idem. Il est commandé par Elfeldt qui devra se rendre avec son état-major au commandant polonais Gutowski à Saint-Lambert.

Koszutski, lt-col., à la tête d’un détachement composé du 2ème régiment blindé, 8ème bataillon de chasseurs et d’un groupe antichar polonais, il doit se diriger vers Chambois dans la nuit du 17 au 18 août. Mais une erreur de prononciation l’envoie vers Champeaux, plus à l’est. Il y rencontre alors des éléments de la 2e Panzer qu’il surprend et combat.


L

La Croix, Calvados, prise par le 24e Lanciers le 9/10 août.

Laizon, affluent de la Dives qui coule dans une vallée encaissée et boisée. La petite rivière joue un rôle important pendant la bataille de la poche de Falaise. Au moment où la tenaille se renferme sur les troupes allemandes, elle forme un obstacle à l'avancée des chars canadiens, qui s'embourbent dans ce qui n'est plus qu'un ruisseau, mais dont les rives sont très escarpées. Le 14 août, à midi, l’infanterie et les chars de la 3e et 4e division partent de part et d’autre de Soignolles, derrière un écran de fumée et précédés par des tirs de contre-batterie et de toute l’artillerie du corps d’armée. Les chars Churchill de la 79e division britannique transportant des fascines, pour créer des gués, permettant aux blindés de la 1ère DB polonais et aux canadiens de passer. Puis, des ponts Bailey sont construits pour un passage plus rapide des armées alliées, qui peuvent ainsi refermer la poche de falaise à l’est.

Lake Superior Regiment (motorisé). Apparu dans la deuxième phase de l’opération Totalize, on le retrouve au 18 août à Trun où une compagnie est envoyée le 21 pour rejoindre les Polonais encerclés sur la cote 262, ou Mont-ormel.

Langannerie, Calvados. La bataille se rapprochant, la population a été évacuée sur ordre des allemands, à la fin du mois de juillet. Le 7 août, les Gardes à Pied canadiens qui essaient d’investir la route de Falaise se heurtent à une défense allemande très vigoureuse, car Kurt Meyer vient de regrouper ses troupes de la 12e Panzer ss dans la forêt du Quesnay toute proche. Le 9 août, les Lincoln and Welland et les Argyll libèrent le village. 650 soldats polonais sont enterrés dans un cimetière où se déroule, chaque année, le dimanche le plus proche du 20 août, une cérémonie pour commémorer le sacrifice de la 1ère DB Polonaise, qui, elle aussi a subi de terribles pertes pour la libération de cette région.

Lignéris (les), Orne (cote 262), au nord-est de Trun. Les Polonais du général Maczek y prennent position le 17 août, pour fermer la poche de Falaise.

Londe (la), Orne, petit village au sud-ouest de Trun, il est dominé par une colline, le Vaudobin. Mendl choisit cette ligne de départ pour les parachutistes de la 3e division allemande, dans la nuit du 19 au 20 août 1944, pour son attaque destinés à rompre l’encerclement de la poche de Falaise.

Louvagny, Calvados, au nord-est de Morteaux-couliboeuf. Le 16 août, la 10ème brigade blindée polonaise y entre pour couper le plus vite possible la route Barou/ Morteaux-Couliboeuf aux allemands, vers l’Est.

M

Maciejewski Jan, capitaine polonais, il commande le 10ème régiment de chasseurs à cheval, lancé en direction de Jort, le 15 août 1944, pour s’emparer du passage de la Dives. Le 18 août, Maczek lui donne l’ordre de foncer sur Chambois pour couper la retraite aux allemands. Il est tué en brisant l’attaque du général Elfeldt, le 20 août à Saint-Lambert. Il est nommé lieutenant-colonel à titre posthume et décoré de l’ordre de Virtuti Militari.


Maczek, Général Stanislaw (1892-1994). Il participe à la 1ère Guerre Mondiale dans l’armée autrichienne, son pays étant alors sous sa domination. En 1919-1920, il combat contre les Bolcheviques qui tentent d’entrer en Pologne nouvellement recréer. En 1939, il commande la 10ème brigade de cavalerie motorisée, et après l’écrasement de son pays, trouve refuge en France. Sa brigade se bat en Champagne en mai-juin 1940, contre les allemands qui envahissent la France au cours de la guerre-éclair. Il gagne ensuite l’Ecosse et forme la 1ère Division Blindée Polonaise. Il la conduit en Normandie pour participer aux combats de l’été 44. Débarquée le 1er août à Arromanches, sa DB joue un rôle important dans la bataille de la plaine de Caen et de la poche de Falaise, et referme la boucle au Mont-Ormel et Chambois. Il écrira ses mémoires après guerre. Il est enterré suivant ses souhaits à Breda (Hollande), avec ses soldats.

Maczuga, c’est le nom donné, par le Général Maczek à la « masse » ou « massue » de collines qui dominent Coudehard dans l’Orne. Les Polonais vont devoir se battre pour interdire l’accès de l’est aux soldats allemands qui tentent de s’évader de la poche de Falaise. Du 19 au 22 août 1944, les Polonais des 1er et 2ème régiment blindé, les 3 bataillons d’infanterie de la Division plus un groupe antichar, isolés sur la cote 262 du Mont-ormel, se battent presque sans munitions ni vivre, en dernier lieu à la baïonnette, jusqu’à ce que les canadiens arrivent à eux. Ils ont résisté aux attaques désespérés des allemands et ont fait prisonnier le Général Elfeldt, qui commande le LXXXIVe Korps. Leur acharnement à lutter contre les raids à revers de la cinquième armée qui arrive de Vimoutiers pour relâcher le verrou, a permis d’éviter que toute la septième armée ne fuit par lA vallée de Coudehard qui plus tard sera appelée « Vallée de la Mort ».


Maj, major. Correspondant au grade de commandant.

Maj.Gen, Major General. Général de division.

Major, commandant, chef de bataillon dans l’infanterie, ou chef d’escadron dans la cavalerie.

Marine F2, réseau franco-polonais de la résistance, dirigé à Paris par Albert Foury (Edwin). Il est en liaison avec des résistants du nord Cotentin.

Marine Polonaise.

En 1939, la Marine de guerre Polonaise est commandée par le vice-amiral J. Unrung et compte dans ses rangs 400 officiers et 4000 matelots. Elle possède 4 destroyers, 5 sous-marins, 1 mouilleur de mines, 2 canonnières et un régiment de fusiliers marins. A la veille de l’agression allemande, trois destroyers et les sous-marins reçoivent l’ordre de rejoindre l’Angleterre. Ils atteignent Leith, en Ecosse le 1er septembre, sauf trois sous-marins, incapables de sortir de la Baltique et immobilisés en Suéde.
C’est la première force militaire à rallier l’Angleterre en 1939. Un accord anglo-polonais, signé à Londres le 18 novembre 1939 définit la façon dont opérera le détachement polonais dans la Royal Navy : les navires de la Marine Polonaise battront pavillon national et auront pour équipage et commandant des Polonais en uniforme de leur pays ; sur le plan opérationnel, ils seront subordonnés à l’amirauté britannique. Les navires polonais assureront des convoyages sur l’Atlantique, et deux d’entre-deux participeront aux évacuations de Dunkerque . Devant le surplus d’équipage polonais entraînés, le gouvernement britannique prêtera de nouveaux destroyers, sous-marins et vedettes lance-torpilles à la Marine Polonaise qui connaîtra ainsi un accroissement inespéré. En 1943, elle comprend : 5 contre-torpilleurs, 3 sous-marins, 6 vedettes rapides, et le vieux croiseur « Dragon ».
La Marine Polonaise prit part aux convois de Mourmansk et de Malte, à l’attaque de Dieppe et des débarquements d’Afrique du Nord, d’Italie et de Normandie (5 navires).

Les destroyers polonais :

Garland, Bataille de l’Atlantique.

Krakowiak, Bataille de l’Atlantique. Débarquement en Normandie.

Orkan, (Ouragan). Bataille de l’Atlantique.

Kujawiak, Bataille de l’Atlantique.

Slazak, Cdt : Romuald Nalecz-Tyminski. Bataille de l’Atlantique. Participe aux débarquement de Dieppe en 1942, de Salerne et de Sicile en 1943. On le trouve dans le secteur de Sword, en 1944 , dés les premières heures du débarquement de Normandie. Au large de Ouistreham, à 6h40, le Slazak tire ses salves contre les fortifications de la petite station balnéaire. Puis, attendant des nouvelles du commando des Royal Marines débarqué à Lion-sur-Mer (à qui il doit apporter son soutien d’artillerie), il dégagea adroitement ceux-ci à plusieurs reprises.

Piorun, (Foudre). Effectif : 183 hommes. Bataille de l’Atlantique. En 1941, ce bâtiment polonais fait parti de la IVe flotille de torpilleurs britanniques (Cdt : Capitaine de vaisseau Vian). Il fait partie des 40 navires qui donneront la chasse au cuirassé allemand Bismark. Le Piorun prit part à la deuxième phase de cette chasse et eut l’honneur de l’engager le premier le 26 mai. A 22h38, son capitaine, le Commandant Plawski fait donner de ses 6 pièces de 120 contre ce monstre doté de 8 canons de 380 et de 12 de 150. Il s’esquive aussitôt et, faute de carburant et au grand désappointement de l’équipage, ne fut pas présent lors de la destruction du fleuron de la marine allemande.

Blyskawica, (l’éclair). Effectif : 190 hommes. Narvik. Bataille de l’Atlantique. Débarquement en Normandie, ce contre-portilleur fut intégré dans la flottille britannique qui protégea l’aile droite du débarquement. Accomplissant sa mission aux environs de l’île d’Ouessant avec un autre contre-torpilleur polonais, « le Piorun », ils livrèrent bataille contre la flottille de contre-torpilleurs allemands, coulant un de leurs navires et contraignant les autres à battre en retraite.

Burza, (Tempête). Effectif : 155 hommes. Narvik. Bataille de l’Atlantique.

Grom, (Tonnerre). Effectif : 190 hommes. Coulé par un bombardement aérien le 5 mai 1940. Narvik. Bataille de l’Atlantique.

Scigacze ?
Wicher (vent violent), bombardé et coulé par l’aviation allemande le 3 septembre 1939

Les croiseurs polonais :

Dragon, Débarquement en Normandie.

Conrad, anciennement « Danaë ».

Sous-marins Polonais :

Wilk (loup), Effectif : 4 off. + 42 Hom. Armement : 1 canon de 100 , 10 torpilles et 40 mines (mouillage par sas). Il réussit malgré la chasse acharnée de la flotte allemande à rallier l’Angleterre. En Mer du Nord et le long des cotes Norvégiennes, il torpille plusieurs navires allemands, éperonne un U-Boot et le coule.

Orzel (Aigle), après une évasion sensationnelle du port de Tallin (Estonie), et une longue odyssée dans la mer Baltique, il rejoint les ports britanniques. Il détruit à la veille de l’invasion de la Norvège le transporteur allemands « Rio de Janeiro ». 3 semaines plus tard, il disparaîtra sans laisser de trace, sans doute victime d’un champ de mines en Mer du Nord, en juin 1940.

Rijs ( le Lynx), Zbik ( le chat sauvage), tous deux de la même classe que le Wilk et le Semp (le Vautour). Effectif : 56 Hom. Armement : 1 canon de 88 , 8 torpilles et 40 mines. .En 1939, ils se réfugient en Suède où ils sont internés jusqu’à la fin de la guerre.

Sokol (faucon) ; Remis à la Marine polonaise en janvier 1941. Il remporte ses premières victoires en Méditerranée en coulant des navires italiens.. En 1942, après une longue série de succès, il réussit encore à échapper au bombardement du port de La Valette (Malte). Avec son homologue, le « dzik », ils seront surnommés les jumeaux terribles. Ils opèrent en Mer Egée jusqu’en 1944.

Dzik (sanglier), il commencera par patrouiller en Mer du Nord puis en Méditéranée dans les rang de la 10e flottille basée à Malte. Il participe à la destruction des convois italo-allemands qui ravitaillent l’Africa Korps. Participe aux débarquement de Sardaigne, de Sicile et d’Italie, puis chasse en Mer Egée et Adriatique à partir de sa nouvelle base de Beyrouth. Septembre 1943 , prés de Bastia(Fr), pendant « l’opération Husky » il débarque des patriotes corses, des armes, des munitions, des postes de radios et des opérateurs. Dans le port de Bastia, il coule un destroyer et au moins quatre barges de troupes puis s’esquive après avoir subi un grenadage en règle. En 1945, il coule 42 bâtiments dont 11 navires de guerre, le croiseur italien « Cdt Di Palermo », des destroyers, transport de troupes, etc…

Jastrzab (l’épervier). Cdt : Romanowski. Vieux sous-marin donné par les Américains à la Marine Polonaise, il est coulé par les alliés (destroyer US servi par un équipage Norvégien et par la corvette anglaise HMS Seagull), lors de son convoyage vers
l’Angleterre (cinq tués et blessés).

Wilia, sous-marin d’instruction.

Cargos

Batory, participe à l’opération sur Narvik, y est coulé par une attaque aérienne.

Chronry, présent à Narvik

Sobieski, présent à Narvik

Pilsudski, torpillé pendant l’opération sur la Norvège. Une de ses bouées sera découverte par des soldats polonais assurant la garde des cotes écossaises.
Modlin, Débarquement en Normandie.

Gdynia.

Pendant l’opération Neptune, prélude du débarquement en Normandie, la Marine Polonaise appuya Overland avec un croiseur de bataille, quatre contre-torpilleurs, cinq chasse-torpilleurs.
Le croiseur « Dragon », par le feu de ses canons participa à l’attaque des Britannique sur l’aile gauche (Sword), et à l’offensive des troupes vers l’intérieur des terres. Le 8 juillet, atteint par une torpille, et en tant qu’épave, il fut coulé et servit de brise-lames dans un port artificiel.
Les deux contre-torpilleurs Blyskava et Piorun protégèrent l’ouest de l’aile droite Aux environs d’Ouessant, ils livrèrent bataille contre la flottille de contre-torpilleurs allemands, coulant un de leurs bâtiments et contraignant les autres à battre en retraite. Le Piorun participa ensuite à la surveillance du Canal de la Manche où, dans la nuit du 13 au 14 juin, il coula un dragueur de mines allemand. Par la suite, ces deux unités de la Marine de guerre Polonaise patrouillèrent dans les zones de Brest et de Lorient, afin qu’aucun navire allemand ne puisse quitter ces ports.
L’aile gauche du débarquement fut protégé entre autre, par les contre-torpilleurs Slazak et Krakowiak qui repoussèrent l’attaque des chasseurs-torpilleurs allemands, tout en coulant une de leur unité et refoulant les autres. Le contre-torpilleur Slazak rejoignit ensuite les unités de la Marine de guerre britannique, afin, par le feu de ses canons, d’assurer l’appui des unités terrestres dans la région de Caen.
Entre le littoral de la Grande-Bretagne et les plages de Normandie oscillaient neuf bateaux polonais et parmi ceux-ci le Modlin qui n’effectua qu’un seul voyage, car après avoir atteint la Normandie et débarqué son chargement, il fut délibérément coulé pour servir de Mulberry. Les huit cargos restants, au cours de la première phase de la bataille transportèrent les troupes qui, une fois arrivées sur la cote, prenaient place dans les péniches de débarquement Par la suite, ces cargos continuèrent à transporter les compléments d’effectifs et de toutes sortes de matériels, munitions et équipements de combat.


Mark VI, encore appelé tigre. C’est un gros char allemand de 56 tonnes, équipé d’un canon de 88. Il est précédé d’une réputation d’arme invincible et il inquiète beaucoup les tankistes alliés.

Massue, voir Maczuga, nom donné à la « masse » de collines formée par le mont Ormel (les deux cotes 262 à l’est de Chambois).

Mazur, navire école polonais. Coulé le 1er septembre 1939 par l’attaque surprise des allemands dans le port de guerre d’Oksywie.

Meindl, général allemand eugéne. En 1944, d’abord stationné en Bretagne, puis dans la Manche, il est chargé d’organiser, au mois d’août, la retraite des divisions allemandes piégés dans l’ouest de la poche de Falaise. Meindl en personne joue un rôle décisif dans l’évacuation des dernières troupes encerclées dans la poche. Il se heurte avec force aux troupes Polonaises qui essaient de contenir les allemands. Son poste de commandement est alors installé à Coudehard. Il réussit à faire échapper de 2 500 à 3 500 de ses parachutistes à l’encerclement.

Military Police, MP, inscrit sur les casques et les badges des soldats alliés. Le rôle de la police militaire est, pendant la bataille de Normandie, extrêmement important, juste à l’arrière du front. Elle oriente les divisions qui montent en ligne, elle assure la sécurité, mais s’occupe aussi de la discipline. Elle assure la garde des prisonniers, les fait conduire dans les camps provisoires, puis jusqu’aux plages où ils sont embarqués pour la Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

Moissy, Orne. A proximité de Saint-Lanbert-sur-Dives, le gué de Moissy est un point de passage obligé, pour l’armée allemande enfermée dans le piège tendu par les alliés. Des éléments de reconnaissance de la 4ème DB canadienne s’avancent jusqu’à Moissy, le 19 août, tandis que la 1ère DB Polonaise protège le flan Est, pour assurer le colmatage de la brèche par où s’échappent les allemands vers Vimoutiers. Le 20 août, par le général Mahlmann qui n’a pu traverser à Chambois essais de passer à Moissy. Les tanks alliés sont sur ses traces. L’artillerie et l’aviation font un véritable carnage. Mahlmann réussit à faire une échappée vers la partie sud du Mont-Ormel, abandonnant les blessés et tous les véhicules. Ce passage devient le « couloir de la mort » qui mène à Chambois, et referme la poche de Falaise.

Mondeville, Calvados. Pendant les bombardements, une partie de la population se réfugie dans les carrières des « roches » parmi laquelle des travailleurs polonais de la SMN (usine sidérurgique) et leurs famille. Le nombre va en augmentant de jour en jour, pour atteindre 7 à 8 mille personnes. Informé par un poste à galène de l’avance alliée, les habitants du secteur souhaitent rester dans cet abri. Mais le nombre de réfugiés augmente, il faut déblayer de nouvelles salles dans les carrières le 19 juin. Le 3 juillet, les allemands cherchent aussi à se mettre à l’abri. Le 5 juillet, 14 000 personnes de Colombelles et de Giberville sont évacuées vers Saint-Sylvain. Le mercredi 12 juillet, les allemands exigent le départ de toute la population pour s’emparer des abris. Seules quelques centaines de personnes réussissent à s’y maintenir. La commune est libérée par le régiment de la Chaudière, le 19 juillet, après un bombardement de la RAF, le 18 juillet qui précède l’opération Goodwood. La division blindée des Guards attaque Mondeville, tandis que la 3e division canadienne passe par Colombelles.

Mont-Ormel, Orne. Pendant trois jours le mont, formé de deux collines jumelles (cote 262) est l’objet de combats entre les allemands et les alliés. Il domine la vallée de la Dives, Chambois et Coudehard où refluent les débris de la septième armée allemande. Il est finalement enlevé par 1 500 soldats et 80 blindés de la 1ère division blindée Polonaise du général Maczek, le 19 août. Mais pendant deux jours, isolés, manquant de munitions et de vivres, les Polonais vont devoir repousser les attaques incessantes des allemands, ceux qui essaient de fuir la poche de Falaise et ceux de la cinquième armée panzer qui lancent des assauts depuis Vimoutiers pour ouvrir une brèche. Sous les yeux polonais se déroulent les pilonnages de l’aviation sur les colonnes de fantassins allemands qui se font finalement massacrer, grâce à la pugnacité polonaise, dans ce qui deviendra le plus grand charnier de la bataille de Normandie. Un musée aujourd’hui rappelle ce haut fait d’arme de la 1ère DB et le lourds tribu payé par les polonais pour « leur liberté et pour la notre ». Voir Poche de Falaise.

Morieres, le 9ème bataillon de chasseurs polonais l’occupe dans la journée du 16 août 1944.

Morteaux-Couliboeuf, Calvados. Pendant les derniers jours de la bataille de Normandie, les troupes allemandes encerclées tentent de se frayer un chemin vers les affluents de la Dives et de s’enfuir vers le Seine. Les scènes de carnages de part et d’autres sont terribles, et la population se trouve, elle aussi, encerclée dans la marmite infernale. Le général Kitching reçoit l’ordre de défendre le passage avec sa 4ème DB canadienne. Il prend un premier pont le soir du 16 août, tandis que les Polonais approchent de l’autre rive. Il s’assure de tous les ponts le 17 août. Le IIe Korps panzer SS essais de les reprendre le 18. La 3ème division canadienne prend alors la relève des blindés, mais la confusion est extrême, et il est difficile de savoir qui est maître du terrain. C’est avec la fermeture de la poche de Falaise que prend fin le calvaire de tous.

Mulberries, nom de code des ports artificiels du débarquement en Normandie, construits à Arromanches et Saint-Laurent-sur-mer. Au singulier, Mulberry (littéralement : mûrier). Ces ports sont formés essentiellement de brise-lames qui protègent les bateaux, afin qu’ils puissent débarquer du matériel. Ils combinent de vieux navires coulés, les Gooseberries, et des éléments Phœnix. Des jetées flottantes raccordent les quais sur pilotis à la cote ; montées sur des éléments étanches, ils se lèvent et s’abaissent au gré des marées.

Musée : Mémorial de Montormel, Orne. Explication de la poche de Falaise, des combats de Chambois du 16 au 22 août 1944. Un des seuls musées normands où l’on parle des combattants polonais et qui leur est même consacré. Ouvert toute l’année, animation son et lumière en 4 langues (fr, pl, ang, all). tél. 02.33.67.38.61


N


Narvik, Norvège. Ont participé à cette opération : la Brigade Indépendante des Chasseurs de Podhale, Cdt : Général Bohusz Szusko ; les destroyers Blyskawica Burza et Grom, le paquebot Batory. (Environ 4 778 polonais).

Nebelwerfer, lance-roquettes allemand de 5 ou 6 tubes. Utilisé pendant la bataille de Normandie, il terrorise les civils et les militaires. Les rugissements du départ de ses fusées font un bruit strident, très caractéristique, que tous ceux qui l’ont subi ne peuvent oublier.

Neufchatel, pris par la 1ére DB Polonaise.

Normandie, bataille de. Dans les plans alliés, la libération de la Basse-Normandie devait être acquise en moins d’un mois. En fait, les combats dans cette région durèrent environ trois fois plus longtemps. La bataille de Normandie peut schématiquement se décomposer en quatre grandes étapes. La 1ère (5-6 juin) est marquée par des opérations aéroportées sur les flans du secteur prévu pour l’assaut amphibie, l’entrée en action de la Résistance et le débarquement des forces alliées entre Varreville et l’embouchure de l’orne. Dans un second temps (juin 1944) se déroule la bataille pour l’extension de la tête de pont. La 3e période correspond au mois de juillet et est beaucoup plus difficile pour les alliés qui piétinent dans la Manche et devant Caen. Enfin, la dernière phase s’ouvre avec la percée de l’opération Cobra des américains tandis que les britanniques progressent vers Vire. L’échec de la contre-attaque allemande précipite leur effondrement tout ceci aboutissant à l’encerclement dans la poche de Falaise des Korps survivants.
La libération de la Normandie a été longue et coûteuse (notamment pour les populations civiles), mais elle a permis une libération très rapide des autres régions de France, les allemands, épuisés et exsangues, après trois mois de combats acharnés, n’ayant plus la possibilité de se défendre.

Norrey-en-Auge, Calvados. Kurt Meyer (12e panzer ss) établit un point d’appui sur la cote 159, avec le groupe de reconnaissance du colonel Hauck et des grenadiers de la 85e division. Le 10ème régiment de chasseurs à cheval Polonais, lancé vers Trun, pour couper la route de l’est aux divisions allemandes en retraite, atteint la cote 159 le 17 août 1944. Les allemands la reprennent, mais les Polonais s’en rendront maître une nouvelle fois. Le général Maczek établit son PC tactique à proximité le 18 août.

Nurek, navire auxiliaire polonais, coulé lors de l’attaque surprise du 1er septembre 1939 par les allemands.
O

Obusier britannique de 5.5 inches, calibre du projectile : 140 mm

Oisy, Calvados. Libéré par les Polonais entre le 7 et 8 août.

O.R.P , signifie Navire de la République de Pologne. Précède le nom des navires Polonais dans les ouvrages de référence.

P

P-38, Lightning, avion de combat américain.

P-47, Thunderbolt, avion de combat américain.

Petite croix. Nom de code donné par le général Maczek au carrefour de Chambois.

Piat, Projector Infantery Anti-Tank, arme antichars britannique (lance roquette). Equivalent du Bazookas américains et des Panzerschreck allemands. Une équipe de trois hommes suffit pour le transport des munitions et le maniement de l’arme.

Picket, général Wolgang. Il commande le IIIe Korps de la Flak et fait utiliser les canons de la DCA comme canons antichars. Ils se révèlent très efficaces et font une hécatombe parmi les blindées Polonais et canadiens, en particulier lors de l’opération Totalize.

Pistolet mitrailleur Britannique Sten, calibre 9 mm ; capacité de chargeur : 32 cartouches ; vitesse initiale du projectile : 300 m/s ; cadence de tir : 450 coups/minutes ; poids de l’arme : 3.5 kg.

PKWN : Organisation Polonaise de Lutte pour l’Indépendance.


0 appréciations
Hors-ligne
PL : initiales d’identification polonaises sur les véhicules.

Poche de Falaise, le « chaudron de Falaise a été notre Stalingrad en Normandie » reconnaîtront plus tard de nombreux officiers de la Wehrmacht. Au cours du mois d’août 1944, deux cent mille soldats allemands sont menacés d’encerclement dans une poche de quelques dizaines de kilomètres, entre Mortain, Argentan et Falaise. On trouve là, pêle-mêle, les restes de la plupart des divisions qui ont combattus en Normandie depuis le 6 juin, lesquelles sont pris dans les tenailles d’une mâchoire qui se referme inexorablement. Au sud, les américains et les français, au nord, les canadiens et les Polonais ; à l’ouest, poussant sur le fond de la poche, les britanniques. Le carnage a commencé. De toutes parts, l’artillerie se déchaîne, pilonnant sans répit des troupes désemparées. Dans le ciel, une nuée de chasseur-bombardiers s’acharne sur les colonnes allemandes qui ne cherchent même plus à se dissimuler, refluant tant bien que mal vers la seule issue restante : un couloir étroit encore ouvert à l’est, en direction de Vimoutiers. Une mésentente entre les alliés permet à des milliers d’allemands de s’extirper à temps du chaudron infernal. Des hommes harassés se rendent par milliers. D’autres rassemblent leurs dernières forces pour percer, coûte que coûte, les mailles du filet, en se frayant un chemin au travers des monceaux de cadavres, de matériels calcinés et des carcasses de chevaux.
Le 20 août c’est l’apocalypse. Des combats furieux ont lieu toute la journée autour des villages de Trun, Chambois, Saint-Lambert, Coudehard. Quelques chefs énergiques (ou totalement fanatiques) comme les généraux Meindl ou von Luttwitz dirigent en personne l’évacuation par les derniers ponts de la Dives. Quelques kilomètres plus loin, il faut affronter un nouvel et ultime obstacle : le feu meurtrier de la 1ère Division Polonaise retranchées sur les hauteurs du Mont-Ormel, qui est elle-même prise entre les tirs des fuyards et la contre-attaque lancée par l’arrière par le IIe Korps Panzer ss de Brittich pour desserrer l’étau.
Le lendemain, la brèche est définitivement colmatée. A l’intérieur de la poche de Falaise, 10 000 allemands ont trouvé la mort, 40 000 ont été fait prisonniers ; autant ont réussi à se faufiler, mais en abandonnant la plupart de leur matériel. « C’est l’une des plus grande tuerie de la guerre » dira le général Eisenhower en parcourant après le champ de bataille, « j’ai découvert là une scène que seul Dante aurait pu décrire. Il est possible, pendant des centaines de mètres, de ne marcher que sur des restes humains en décomposition, dans un silence pesant, au milieu d’une campagne luxuriante où toute vie avait brutalement cessé pour faire place à la destruction et à la mort ». On dénombre 325 tués, 1002 blessés et 114 disparus polonais pour cette bataille Voir : Mont-Ormel.

Podhale, chasseurs Polonais de la 1ère DB Polonaise.

Polish Battlefield : Panneau dressé sur le sommet de la cote 262, après le passage de la 1ère DB. On peut le traduire de deux façons : champ de bataille polonais, ou champ de bataille brillant.

Polonia : Ensemble des Polonais immigrés et de leurs descendants. Ils furent nombreux, de toutes les régions du globe, à accourir, par des chemins parfois invraisemblables, pour rejoindre les Forces Armées Polonaises.

Potigny, Calvados. Appelé par la population : »le petit Varsovie ». Avant guerre, 80% des habitants étaient Polonais ou Tchèques. En 1940, c’est de ce village que partirent les volontaires au centre de Coëtquidan, comme messieurs Barylak, Podyma… Deux collines, la cote 195 et la cote 206 dominent le village minier que traverse la route de Caen à Falaise. Bien défendues par les allemands, elles empêchent les Canadiens et les Polonais d’atteindre Potigny. La bataille se rapprochant, la population est évacuée sur ordre des allemands à la fin de juillet. Après un bombardement aérien de la RAF, le 14 août, qui précède l’opération Tractable, la 1ère DB Polonaise libère le village et ses mineurs polonais dans la nuit de 14 au 15.

POW, prisonner of war, prisonnier de guerre.

POWN, organisation de résistance polonaise.




Q


Quartier de nuit : Expression du général Maczk désignant l’abri creusé entre les chenilles d’un char pour se prémunir des bombardements, et garni de paille pour la nuit.

Quesnay, forêt du, ou bois du, au sud-ouest d’Estrée-la-Campagne. Le soir du 9 août 1944, alors que la percée américaine déstabilise complètement les divisions allemandes à l’ouest du front, Kurt Meyer, qui connaît bien le secteur, rassemble dans les bois de Quesnay ce qui reste de la 12e panzer ss hitlerjugend, avec le soutien du 101e bataillon lourd et un bataillon de Panther, de la 9e panzer ss, et organise dans la forêt, des canons et des batteries anti-chars Il empêche ainsi les Polonais et les canadiens de franchir la route de Caen-Falaise . Une deuxième attaque canadienne échoue dans la nuit du 10 au 11 août. Le Général Maczek reçoit l’ordre de réduire cette résistance. Il demande et obtient un renfort, et c’est seulement le 14 août, pendant l’opération Tractable, que l’attaque des canadiens réussit à déloger les ss au prix de pertes importantes. Entre temps les panzers ont obtenu des renforts de la 85e division en provenance de la 15e armée allemande.

R

RAF, Royal Air Force. Armée de l’air britannique.

Régiment, le régiment est composé de deux et quelquefois trois bataillons. Il est commandé par un colonel.

Les différents régiments de la 1ère DB :

10ème régiment de chasseurs à cheval, (10 SPK) 10 Pulk Strzelcow Konnych. Dotation : 56 chars Cromwell, de Stuarts, Scout-cars sous l’étendard aux armoiries émeraudes, jaunes et blanches. Prend Saint-Sylvain, Soignolles, Estrée-Notre-Dame.


1er régiment de chars de combat, (1.P.Panc.), 1 Pulk Pancerny. Cdt : Lt-Col A. Stefanowicz. 3 escadrons de 3 pelotons. Doté de Shermans. Insigne honorifique : armoiries de la ville de Saint Nicolas (Belgique-1945).


2ème régiment de chars de combat, (1.P.Panc.), 2 Pulk Pancerny. Cdt : Lt-Col S. Koszuki, 3 escadrons de 3 pelotons. Doté de Shermans. Pour le général Maczek, ce régiment est le prolongement du 2ème bataillon de chars, formé à Zorawica (Pl) près de Przemysl pour faire partie de la 10ème brigade de cavalerie. Insigne honorifique : armoiries de la ville de Beveren (Hollande- 1946).


24ème régiment de lanciers sur chars, (24.P.Ul.), 24 Pulk Ulanow. Cdt : Jan Wiltold Kanski puis par R. Dowbor. 47 officiers, 634 hommes. Doté de Shermans , Stuarts, chars antiaériens. Ce régiment fut créer le 6.7.1920, ce qui en fait uns des plus anciens de la division. Il porte le nom de l’Hetman Zolkiewski. En 1944, il comporte un escadron de commandement, un de reconnaissance, trois de combat. Il prit particulièrement part aux combats de Cramesnil, Fontaine-le-Pin, Chambois, Arques, Thielt (où un sherman aux couleurs du 24.P.UL, est visible), Gand, Merxplas, Zondeeereign, Terover, Breda, Moerdijk, Canal Kusten, Papenbourg, Kollinghorst. Les pertes de ce régiment s’élèvent à 216 hommes dont 35 officiers, et 60 chars perdus. Le 24.P.UL a à son actif 12 chars allemands détruits, 13 canons blindés, 73 canons de campagne, et la capture d’environ 2500 prisonniers. Ses hommes se virent décerner de nombreuses décorations : 24 Virtuti Militari, 204 croix de guerre (dont 33 pour la seconde fois et 6 pour la troisième fois), 68 Croix du Mérite avec glaives et un total de 1463 décorations étrangères.



10ème régiment de dragons (infanterie motorisée). (10.P.Drag.), 10 Pulk Dragonow. Cdt : W. Zgorzelski. Doté d’half-tracks , de Bren-Carriers. Devise : En avant les Dragons. Le 5 septembre 1944, il prend la ville de St Omer et portera sur son drapeau le blason de cette ville. Insigne honorifique : armoiries du Comté de Lanrkshire (Ecosse), pour sa tenue exemplaire dans cette région.


1er régiment d’artillerie de campagne autotractée, (1.P.A.Mot.) 1 Pulk Artelurii Motorowej. Cdt : Lt-Col J. Krautwalk. Il est de ceux dont les origines sont les plus anciennes puisque ses traditions remontent à 1918 , époque où il se nommait 1er régiment d’artillerie de montagne, ce qui explique la swastika inversée comme symbole régimentaire (symbole des troupes de montagne polonaises). Surnommé la « batterie de la mort », l’insigne honorifique du régiment est un écusson triangulaire avec une tête de mort surmontant deux tibias croisés. Le 1er PAMOT sera présent dans tous les combats de la Division , particulièrement à Chambois, Ypres, Ruysselede, Stekene, Gilze, Bréda, Moerdjik et sur le canal Kusten. Le régiment aura tiré 190 630 obus, il déplore la perte de 83 soldats dont 15 officiers, 5 chars d’observation, 12 Sextons et 15 autres véhicules. Il détruit par tir direct un char panther, 4 canons et un véhicule de commandement. Il a fait prisonnier 147 soldats allemands. Le 1er PAMOT voir 11 de ses membres décorés de l’Ordre de la Virtuti Militari, 126 de la Croix de Guerre (dont 15 pour la deuxième fois) et 84 de la Croix du Mérite avec glaives. Un total de 1579 décorations étrangères viendra également récompenser ses artilleurs.



2ème régiment de campagne tractée, (2.P.A.Mot.), 2 Pulk Artelyrii Motorowej. Cdt Lt-Col K Maresz. Doté de canons automoteurs sur chassis Shermans. Insigne honorifique : blason de la ville de Beveren (Hollande).



1er régiment d’artillerie antichars, (1.P.A.Ppanc.) 1 Pulk Artelyrii Przeciwpancernej. Cdt : O. Ejsymont. Divisé en 4 unités. Dotation : Tank destroyer M10.



1er régiment d’artillerie antiaérienne, (1.P.A.Plot.), 1 Pulk Artelyrii Przeciwlotniczej. Cdt : W Brendt. Dotation : chars Crusader. Insigne honorifique : blason de la ville d’Exaarde (1946).



Religion. Bien que majoritairement Catholique, on trouve dans les Forces Armées Polonaises des Orthodoxes, des Juifs qui combattront ensemble contre l’ennemi commun. D’après le témoignage de Mr Glaser Willie, ancien de la 1ére DB Polonaise, de 800 à 1000 soldats de confession juive ont servis dans la division. 96 soldats et officiers tomberont, aux cotés de leurs camarades.


Résistance. Nombreux sont les Polonais à se joindre aux mouvements de résistance.

Les plus connus sont :

Bataillon Adam Mickiewicz. Cdt : Major Mieczyslaw Bargiel. Ils seront tous tués le 20 juillet 1944.

Bataillon 315, « Tadeusz Kosciuszko »., région de St.-Etienne. Crée au printemps 1940, il compte 3 000 hommes en 1944 qui seront intégrés en tant que FTPF-FFI dans la 1ére Armée Française.

Bataillon FFI Walery Wroblewski, qui a combattu dans la région de Montluçon et de Commentry.


Royal Hamilton Light Infantery, 4e brigade, 2e division d’infanterie Canadienne.

Royal Regiment of Canada, 4e brigade d’infanterie de la 2e division Canadienne.

Ryes , Calvados. Premier lieux de stationnement de la 1ére DB en France.


S


Saint-Aignan-de-Cramesnil, Calvados. Le village voit les combats de la 1ère Division blindée Polonaise et du Toronto Scottish Canadien. Il est libéré le 8 par la 51e division écossaise. La bataille y fera rage pendant l’opération Totalize du 8 au 14 août.

Saint-Germain-le-Vasson, Calvados. La commune est libérée le 11 août par la 1ère DB.

Saint-Martin-des-Bois, Calvados. La commune est libérée le 9 août par la 1ère DB.

Saint-Omer, Pas-de-Calais. Un site de V1 et V2 est installé à proximité à Watten. La ville est libéré par la 1ère DB Polonaise le 5 septembre.

Saint-Sylvain, Calvados. Des milliers de réfugiés, évacués de Caen et de Fleury-sur-Orne sont dirigés, par des voies secondaires, vers un centre d’accueil situé dans cette petite commune, à l’est de la route Caen-Falaise, d’où ils repartent en direction de Trun. C’est l’itinéraire d’évacuation principal élaboré par la préfecture. Le village est la cible de bombardements alliés et des attaques de la 4e division Canadienne, est bientôt situé sur une ligne de défense allemande qui commande la route principale. La RAF et de la 8e TAC américaine larguent leurs bombes, le 7 août, lors de la 2e phase de l’opération Totalize, pour essayer de déloger les unités ss qui se sont repliées sur cette ligne. Le 9 août, la 1ère DB Polonaise (les chasseurs de Podhale et le 9e régiment de chasseurs) attaque dans ce secteur et libère le village.

Section, regroupe 10 hommes environ.


Services divisionnaire de la 1ére DB

Constitué sur le modèle anglais, la 1ére DB Polonaise dispose des services indispensables à son déploiement. Même si ces unités étaient moins exposés que les régiments blindés ou bataillons d’infanterie, ils connaîtront aussi de lourdes pertes et leur rôle, trop méconnu, mérite l'attention.
Détachement des ateliers de réparation. Cdt : Michal Wasowicz. Responsable du bon fonctionnement et la bonne tenue du matériel.
Détachement d’approvisionnement. Cdt : Henryk Gwiazdecki, puis Stanislaw Roefler. Transport et évacuation du matériel. On doit à ces unités la distribution de milliers de tonnes de munitions, carburant et vivres. Ces missions obligeant les hommes à s’exposer, l’unité comptera 42 tués et bléssés dont 4 officiers.
Parc de matériel. Cdt : Teodor Lessert.
Détachement de circulation routière. Cdt : A. Pierogorodzki, puis J. Nowakowski.
Compagnie de maintenance. Cdt : Jerzy Deskur.
Escadron de renforts blindés. Cdt : Bronislaw Skulicz.
Unités sanitaires. Composés de trois compagnies placées sous le commandement du Lt-Col. Marian Pawlowicz, elles permirent les soins sur le front, l’évacuation vers les hôpitaux de campagne et la prise en charge dans ces mêmes hôpitaux. Faisant preuve à plusieurs reprises d’un dévouement sans pareille, les médecins et infirmiers iront, par exemple, jusqu’à improviser un centre de secours dans le manoir de Boisjos sur Maczuga au cœur de la bataille décisive de Normandie. Ces compagnies reçurent le soutien actif et important de plusieurs aumôniers militaires.

Servigny Pierre, Capitaine au 4ème d’artillerie canadien, rattaché à la 1ère DB Polonaise. Il coordonne les tirs des canadiens en soutien des Polonais. Le 20 août, le Major Stefanowicz, sérieusement blessé par un éclat d’obus, lui remettra le commandement sur Maczuga, le capitaine Servigny restant le seul officier de ce rang encore valide sur le plateau de Boisjo.

Shambles, ou « carnage ». Les britanniques désigne par ce terme la région entre Trun et Chambois, où les allemands piégés avec leur matériel, sont pilonnés par l’aviation et l’artillerie alliée.

Sherman, char d’assaut américain M4. Sa longueur de caisse est de 6.27 m, sa largueur de 2.67 m, il pèse 31 tonnes. Il est équipé d’un moteur de 500 cv, sa vitesse max. est de 42 km/h et son autonomie de 160 km. Il a un équipage de 5 hommes. Il est armé d’un canon de 75 mm, de 2 mitrailleuses de 7.62 mm et d’une mitrailleuse antiaérienne de 12.7 mm. Il a de nombreux défauts. Son blindage de 80 mm est inférieur à celui des Panthers et des Tigres. Un Sherman touché s’enflamme souvent comme une torche. Bien armé pour les combats rapprochés, son canon sera remplacé par un de 76 mm à plus forte vitesse initiale. Les Anglais y adapteront leur redoutable canon antichars de 17 livres, ce qui donnera naissance au Sherman « Firefly ». Celui-ci sera en dotation dans la 1ère DB.

Simonds, lieutenant-colonel Guy G. (1903-1974). Il commande le IIe Corps d’Armée Canadienne où la 1ère DB Polonaise est intégrée.

Snafle, exercice de coordination entre les divisions blindées Polonaises et canadiennes, en Grande-Bretagne, dans la région de Newmarket, pendant l’été 1943. Leur engagement commun dans la bataille de Normandie leur permettra de renouer des liens.

Soignolles, calvados, village à l’est de Bretteville-le-Rabet. La cote 111 est le premier lieu d’engagement polonais en Normandie au début d’août 1944, qui libère la commune le 11 août. Il se trouve sur la ligne de départ des unités blindées canadiennes lors de l’opération Tractable, le 14 août. Le 15 août, la 1ère DB Polonaise traverse les rangs des premières lignes, à Soignolles pour se diriger vers Jort, afin de s’assurer du passage sur la Dives.

Somme, fleuve. Hitler ayant interdit la construction de défenses à l’arrière du front, alors que les généraux le lui demandaient, pour contenir les alliés qui viennent d’anéantir la septième armée en Normandie, les premières troupes alliés arrivent sur la Somme. Dés le 31 août, les britanniques sont à Amiens tandis que les Polonais sont à Abbeville. Les troupes alliées passent facilement le fleuve le 3 septembre et se dirigent rapidement vers Bruxelles sans rencontrer d’opposition notable.


Stankiewicz, Cdt L. Il est le chef d’état-major de la 1ère DB Polonaise, proche collaborateur du Général Maczek.

Stefanowicz, Lt-Col. A la tête de son groupement, il s’empare le 18 août au soir du mamelon 240 situé au nord-ouest de Maczuga.

Stratégie, c’est l’art de faire évoluer une armée sur un théâtre d’opérations, jusqu’au moment où elle entre en contact avec l’ennemi. Ou encore, c’est la science militaire qui concerne la conduite générale de la guerre ou d’une grande opération. On parle ainsi de la stratégie d’Overland.

Stuart, voir Honey

Szydlowski, Colonel Z. (surnom : toubib)). Il commande le 9ème bataillon de chasseurs Polonais, et, au moment de la bataille du Mont-Ormel il est à la tête de l’ensemble des troupes de la première DB Polonaise, rassemblées sur « Maczuga ». Ses troupes tiennent du 19 au 20 août, sans ravitaillement, contre les assauts répétés des allemands qui veulent échapper au piège de Chambois.

T


Tallulah, nom d’abord donné à l’opération Tractable.

Tank, nom communément donné aux chars d’assaut. Les principaux tanks qui combattent en Normandie sont les suivants : Le Centaur, le Churchill, le Cromwell, le Panzer M4, le Panzer M5 ou Panther, le Panzer Mark 6 ou Tigre, le Sherman et aussi les : Crocodiles, Flails, Rhinos, Sherman crab, Sherman DD, Sherman Firefly, et Stuart.

Tilbury, Grande-Bretagne. Port d’embarquement sur la Tamise de la 1ère DB Polonaise.


Totalize, opération menée en priorité par l’armée Canadienne du 7 au 10 août, mais aussi par les Polonais. C’est le moment pour les Alliés de faire sauter le verrou blindé qui interdit, depuis deux mois, la percée dans la plaine vers Falaise. Elle concerne toutes les armées Alliées débarquées sur le continent appuyées par un support aérien important et prend pour objectif la destruction totale de l’armée allemande, au sud de Caen, d’où son nom de Totalize. Les forces canadiennes et Polonaises ont pour mission de déloger les blindés allemands, en position de force sur une grande profondeur, afin de prendre la route nationale de Caen à Falaise. La première phase se déroule de dans la nuit du 7 au 8 août, avec un clair de lune artificiel intensif du front ennemi. Le Général Simonds lance le 2e corps d’armée canadien, et il espère prendre les allemands par surprise. Les Kangourous qui transportent l’infanterie canadienne progressent rapidement. Les mouvements de troupes allemandes sont suivis par le système Ultra des services de renseignements alliés. Malgré une « erreur d’objectif » de l’aviation qui occasionne des pertes dans ses rangs, et la confusion des déplacements de nuit, l’opération permet de réduire des positions fortes de l’ennemi et l’empêche de retourner vers l’ouest où est le front américain. La première phase voit la chute de la crête de Verrière-Tilly-la-Campagne et de May-sur-Orne qui résistaient depuis le 19 juillet. La deuxième phase, engagée le 8 août voit l’intervention de la 4ème division canadienne et de la 1ère DB Polonaise. Mais ces unités peinent face à l’excellente préparation défensive de la 89e division allemande et des restes de la 12e panzer ss. Un régiment canadien est anéanti à Estrée-la-Campagne. L’opération ne peut être exploitée complètement pour dominer l’accès à Falaise, la progression Alliée est arrêtée à plus de 10 Km de la ville de Falaise.


Tractable (opération), d’abord appelée Tallulah. C’est la bataille pour la prise de Falaise, du 14 au 16 août. Au nord, le Laizon et à l’est de Falaise, il s’agit d’enfoncer le front allemand pour prendre la ville et réduire les poches de résistances à l’est, et enfin passer les rivières pour encercler l’armée allemande et l’empêcher de s’échapper vers la Seine. Cette opération engage la 3e division d’infanterie canadienne à l’ouest, la 4e division blindée canadienne au centre, la 51e division Highland, à l’est et la première division blindée Polonaise vers Jort. Cette dernière y affronte la 85e division allemande et la 271e. Au cour de cette opération, se déroule la bataille du Laizon et le nettoyage de la foret du Quesnay où sont embusqués les éléments des divisions allemandes regroupées par Kurt Meyer. Malgré une erreur d’objectif de la RAF qui bombarde par mégarde des régiments Polonais et canadiens, et le fait que les allemands eurent connaissance du plan d’attaque, car ils l’ont saisi sur un officier canadien tué au combat, le 1er jour est un succès. 700 blindés enfoncent le 1er korps ss qui ne possède plus que quelques chars. Potigny est libéré le 15 par les Polonais. Cependant, Falaise n’est pas encore pris ce 15 août, ce qui permet aux allemands, en particulier à la 12e ss « hitlerjugend » d’y renforcer leur position. La 4e division canadienne n’a pas réussi à prendre l’élévation aux environ de Versainville, et les plans sont modifiés pour la prise de Falaise.

Traine, affluent de la Dives. A Cantepic, au sud de Morteaux-Coulibueuf, le Général Maczek reçoit l’ordre d’effectuer une percée à cet endroit pour couper la route des allemands le long de la vallée de la Dives.

Trun, Orne. C’est l’un des centres vers lequel la population réfugiée de Caen est dirigée se trouvant enfermée en août 1944 dans la bataille pour la fermeture de la poche de Falaise . La petite ville est l’un des objectifs de l’opération Tractable, car elle commande la route, dont le rôle stratégique entre Argentan et Vimoutiers, donc vers l’est et la Seine, est perçu par tous les combattants. Montgomery décide que la 2ème division d’infanterie canadienne et la 1ère division blindée Polonaise doivent converger et y opérer leur jonction, avec les troupes du général Patton arrivant par le sud-est. L’opération Tractable ne se déroulant pas comme prévu, le général Simonds modifie son plan pour les blindés les 16 et 17 août. La 10e panzer ss est alors à Trun et se replie vers le Seine. La 4ème DB canadienne pousse vers Trun pour fermer la poche de Falaise, le 18 août et se heurte à la 9e panzer ss « hohenstaufen » qui s’efforce de dégager un passage vers la Seine pour les rescapés divisions allemandes. C’est pendant les jours suivants un embouteillage monstre ainsi que sur les routes alentour, où les cadavres et matériel encombrent toutes les voies vers Saint-Lambert-sur-Dives et vers Chambois.

Twenty Five Pounder, canon de campagne britannique, il pèse 1.8 tonne ; longueur de la pièce : 2.4 m ; le calibre du projectile : 87.6 mm ; poids du projectile : 11.3 kg ; vitesse initiale : 532 m/s et sa portée : 12 km. Le « 25 livres » fut sans conteste le plus fameux des canons britanniques au cours de la deuxième guerre mondiale. Il joua un rôle décisif pendant la bataille de Normandie. Une de ses caractéristiques était d’être placé sur une plate-forme dont la rotation lui permet de changer rapidement d’orientation de tir. Il fut parfois utilisé comme canon antichar.

Typhoon, Hawker « typhoon »1b, chasseur britannique. Son envergure est de 14 m, sa longueur de 9.80 m, son poids de 4500 kg. Il a un moteur de 2 200 CV, sa vitesse max. est de 700 km/h et son autonomie de 1000 km. C’est un monoplace. Il est armé de 4 canons de 20 mm, il transporte 8 roquettes de 30 kg, ou 2 bombes de 250 kg.


U


Unités de Corps d’armée : escouades, sections, pelotons, compagnies, escadrons, bataillons.

Urville-Langannerie, Calvados. Cimetière militaire Polonais. Les commémorations ont lieu le dimanche matin le plus proche du 20 août. Vous y êtes les bienvenus et n’hésitez pas à en profiter pour signer le livre d’or qui est à l’entrée.

Ussy, Calvados, au sud-ouest de Potigny. Le 15 août, la 2ème division d’infanterie canadienne passe par Ussy pour éviter le funeste bois de Quesnay encore occupé par des troupes ss, et se dirige vers Falaise.


V


Vendeuvre, Calvados, au sud-ouest de Saint-Pierre-sur-Dives. Le 1er régiment de blindé Polonais prend le passage de la Dives, le soir du 15 août (à 17H45) et coupe la route aux troupes allemandes.

Vicques, Calvados. Libéré par le régiment de reconnaissance polonais et le 8ème bataillon de chasseurs le 16 août 1944. Une plaque portant le nom de 7 militaires + 2 civils du village commémore cette libération.

Vimoutiers, Orne. Lieu de passage d’est en ouest. Le 6 juin, le train de la 12e panzer ss s’y était rassemblé pour monter au front pour renforcer le front de Normandie. La petite ville est bombardée par les alliés et en partie détruite le 14 juin. On déplore plus de 180 tués parmi les habitants. La ville est défendue à partir de la mi-août par la 9e panzer ss « hohenstaufen » et subit les tirs d’artillerie canadiens et Polonais pendant toute la bataille de la poche de Falaise. Le’ 18 août, les Polonais et les canadiens prennent position sur les routes qui mènent à Vimoutiers. La ville est libérée par les Black Watch de la 2ème division canadienne le 22 août. Aujourd’hui encore, un Tigre y est exposé à la sortie de la ville.


W


Wasp, chenillette tous usages britannique tractée équipée d’un lance-flamme. Le Wasp est l’adaptation d’un dispositif lance-flamme sur une chenillette d’infanterie Bren Carrier. Cette arme fut construite à la fois par les britanniques et les canadiens. Elle fut utilisée pour la première fois en août 1944 lors de l’opération Tractable, dans la plaine de Caen, à la grande frayeur des soldats de la 85e division allemande. Les caractéristiques de la chenillette sont celles du modèle standard. Le projecteur lance-flammes est installé à la place habituelle de la mitrailleuse. Le réservoir à l’arrière, d’une capacité de 340 litres contient un mélange de gaz et de liquide inflammable.

White M3, semi-chenillé blindé de reconnaissance, ou de transport de troupes. Il est utilisé par les américains et les canadiens pendant la bataille de Normandie.

Wieronski, colonel. Il se distingue lors de la bataille de Potigny, le 15 août 1944. Le Général Maczek le décore de l’ordre de la Virtuti Militari.

Wittes (Fr), Rocquetoire et Quiestade. Trois villages pris par des éléments du 10e régiment de Dragons et du 1er régiment blindé.

X Y Z


Ypres, Belgique, libéré par la 1ère DB le 7 septembre 1944.

Zgorzelski, lt-colonel, à la tête d’un détachement comprenant le 24ème régiment de Lanciers Polonais, le 10ème de dragon et un groupe antichar, il est envoyé sur Chambois, le 18 août. Il y arrive le 19, et il est alors rejoint par le 359e régiment (90e division américaine). Pendant 3 jours, du 19 au 21 août, il commande l’ensemble des troupes alliées de ce secteur. Il est blessé lors de la bataille de Gand en Belgique, le 9 septembre.


0 appréciations
Hors-ligne
Voilà, la forme "dictionnaire" aurait nécessité une autre forme de mise en page, dommage. F Dominski (f.dominski@free.fr)

Je trouve ça très bien !
Blogmaster

0 appréciations
Hors-ligne
J'espère qu'il sera utile et agréable aux lecteurs, pour toujours mieux connaître La 1ére DB Polonaise et ceux qui l'ont composé...

Je ne peux que souligner en tous cas l'extraordinaire travail de compilation et de recherches pour arriver à un tel document !
Félicitations !
Blogmaster
Ce forum est suspendu. Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet.